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suivant la longueur des joints des voussoirs K K ,L L, 6g. V. qui font eux-mêmes partie des extré-mités du pendentif. Ainsi, voilà donc les arcs desnefs obligés bien décidément de contrebuter feffortlatéral du pendentif :or, comme ces arcs sont poul-ies dans cette direction, non suivant leur courbeoìi réside leur force, mais par leur tête dans toutleur pourtour , c’est-à-dire , de la maniéré la plusdésavantageuse , & dans un sens où ils ne íauroientopposer d’autre résistance que celle du frottementdes lits de leurs voussoirs, lequel est toujours con-sidéré comme peu de chose dans la poussée desvoûtes , il résulte que ces arcs ont eux-mêmesbesoin d’être fortifiés pour pouvoir s’opposer effi-cacement à faction du pendentif
Mais il y a plus ; puisqu’on doit élever uneTour de Dôme MM, sig. IX , tant sur les arcs quefur les pendentifs , il y a encore à considérer factionexcentrique du ventre du bas de la Tour, vers levuide des nefs, laquelle agira semblablement contreles arcs pour les pousser en déhors : cela ne pouvantêtre autrement, il s’ensisit que tout le succès dunepareille construction doit dépendre en grande par-tie de la solidité desdits arcs & de la résistance qu’ilsopposeront. Les moyens que fart indique , est deconstruire derrière les arcs en question, de grossesvoûtes en berceau fans interruption dans toute lalongueur des nefs ou des bras de la croix, pourfaire l’office d’un el'pece d’arc-boutant demi-cilin-drique posé horisontalement, &bien appuié à sonextrémité opposée au pendentif, par un mur d’uneépaisseur capable de servir de pilier-butant à Ioneffort latéral, combiné avec celui de la Tour. IIest manifeste que toute autre figure de voûte qu’enberceau n’envelopperoit pas le contour de lare, &