d'Architecture. 85
fait à Paris & dans ses environs , nous croyonsdevoir entrer dans des détails à ce sujet. En con-séquence nous allons exposer d’abord les diversprocédés que l'on fuit de toutes parts dans l’exé-cution de ces sortes d’ouvrages 3 & ensuite nousétablirons, par leur comparaison, des réglés cer-taines , à l’aide desquelles on pourra espérer deréussir toujours dans leur construction.
Article Premier.
Comment on les confinât dans le Roujjìílon ,Planche LXXXXIF ,.
Feu M. le Maréchal de Belifle , voulant fairebâtir les planchers des basses-cours de son Châteaude Bisy , près de Vernon , à 14 lieues de Paris,en Voûtes plates ,à l’exemple de ce qu’il avoit vuexécuter avec beaucoup de succès en Roussillon »fît venir de ce Pays des Ouvriers au fait de cessortes d’ouvrages. La plus grande voûte qu’ilsentreprirent , fut celle des écuries , qui ont en-viron no pieds de longueur, fur 30 pieds delargeur. Ses murs n’ont que 2 pieds ~ d’épaif-seur, & sont bâtis en moilons avec des chaînesde pierre de 14 pieds en 14 pieds. On ne com-mença cette voûte qu’un an après l’achevementdes murs , & que quand on jugea que leur ma-çonnerie avoit produit tout son tassement. Sa cour-be est une espece danse de panier qui a demontée 6 pieds ou le cinquième de son diamètre.Elle fait pignon vers les murs dn bout de l’écn-tie, de forte qifelle n’a d’action que contre ceuxqui forment fa longueur. Sa construction consiste
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