ioo Cours
& qnoiqu’il ne bouffe pas iant, il passe néanmoinspour craindre davantage l’humidité. Ce ne font pasdes Maçons ordinaires , mais des Plâtriers , pourla plupart Italiens ou Provençaux, qui fabriquentces fortes douvrages , & il est très-rare qu’ils n’yréuHissent pas.
Avant d’entreprendre ces voûtes , il faut quetous les murs d’un bâtiment soient élevés à l’or-dinaire , & que le toit soit terminé ; car, réglégénérale , il ne faut jamais entreprendre ces fortesd’ouvrages qu’à l’abri de la pluie & des injures dutems : & l'on observe en outre, à Lyon, d’opé-rer toujours en charpente le plancher du dernierétage , qui sert de grenier, & même de bien car-reler ce plancher ; le tout pour empêcher les 61-trations d’eau , ou les goutieres qui pourroientfe former au toit, & tomber par la fuite fur cesvoûtes qui craignent , comme nous l’avons dit,beaucoup l’humidité.
On donne d’ordinaire aux murs de face & derefend des maisons où l’on fait usage de ces voû-tes, 18 à 20 pouces d’épaisseur , soit qu’on lesconstruise en pierre de taille, soit qu’on les bâ-tisse feulement en moilons , & de quelque lar-geur que soit la piece , pourvu qu’eile n’excedepas 18 pieds. Quand les voûtes font plus consi-dérables , outre qu’on augmente un peu l’épaisseurdes murs , on prend encore la précaution demettre des tirans de fer plat en croix, ou transver-salement fous leur carrelage. On observe, en éle-vant les murs , de laisser vis-à-vis de la naissancedes voûtes , à chaque étage, une tranchée ou unpetit renfoncement de 3 â 4 pouces de largeur,pour loger l’épaisseur du premier rang de briques ;& quand la maçonnerie des murs est suffisamment