d’Architecture. 137passée au tamis , & un peu de chaux; le toutmélangé avec du vinaigre ou de l’urine. Quandce mastic est bien fait, il devient d’úne duretéextraordinaire , & unit les pierres indissolublement.Les Goths n’en employoient pas d’autres : l'on voitdans leurs Edifices des joints de pierre qui enfont garnis, & qui , bien qu’expofés à toutes lesinjures de Pair, subsistent depuis près de cinqà six - cents ans , fans avoir souffert d’altéra-tion. La cendrée de Tournay , la pozzolane , laterrasse de Hollande , & le mortier-loriot, pré-parés avec le foin convenable, peuvent encoretrès-bien réussir pour ce jointoyement.
II y en a qui coulent les joints avec du plombfondu ; mais ce procédé n’est pas des plus solides,par la raison que le plomb coulé , en refroidissant,se retire, & alors remplit mal le joint. Le mieux,en pareil cas , seroit d’introduire, entre chaquejoint , une petite réglé de bois très-mince , faiteen forme de coin , pour en avoir la mesureexacte ; & après avoir préparé une petite lamede plomb , semblable à cette réglé , renfoncerà petits coups de marteau , alors le joint pour-roit se trouver rempli, de manière à empêcher lepassage de seau.
Nous avons remarqué cependant au-dessus dela colonnade , qui forme le tambour du Dômede Saint-Paul de Londres , une Terrasse en dallesde Pierre , dont les joints , quoique coulés enplomb, paraissent de la plus grande solidité. CetteTerrasse, fig. VI & VII, PI. LXXXXVIII, estpartagée en deux fur fa largeur, par un caniveauM , qui conduit les eaux vers des puisards outuyaux de décharge. Les joints des dalles fontun peu bombés par-dessus à leur rencontre N ,