d’Architecture.
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CHAPITRE VI.
De la construction d’un Pont.<r>
N observe de situer un Pont quarrementsuivant le cours d’une riviere, & d’élever la clefdesarches trois pieds au moins au-dessus des plushautes eaux. Les arches font d’ordinaire en nom-bre impair, afin qu’il y en ait une au milieu où fetrouve communément le plus grand courant dePeau. Quand le Pont n’a qu’iine feule arche, fessupports s’appellent Culées ; mais s'il a plusieursarches , on nomme feulement ainsi les piédroits desextrémités du Pont, c’est-à-dire, ceux qui arebou-tent la premiere & la derniere arche ; & tous lesautres appuis intermédiaires s’appellent Piles.
On faifoit autrefois les arches de largeurs inéga-les : celle du milieu étoit toujours la plus haute & laplus large, c’est pourquoi on la nommoit la maîtresseArche , & toutes les autres diminuoient fuccesiîve-tnent de largeur & de hauteur julqu aux culées , demaniéré à former un efpece de rampe pour gagnerle lommer du Pont. 11 arrivoit, de cette disposition,que les arches voisines des culées fe trouvoientquelquefois presque entièrement bouchées lors desgrosses eaux, ce qui mettoit le pont en danger d’êtrerenversé. Aussi affecte-t-on maintenant de tenirtoutes les arches de même hauteur,& quelquefoisaussi d’égale largeur ; ce qui est en effet mieux rai-sonné.
Les Anciens faifoient presque toujours leurs