178 Cours
comme on le voir en V, fig. IV. Communémenton ne fait que les parements des piles en pierrede taille , & l’on exécute leur intérieur en libages.Les libages le maçonnent avec mortier de chaux& fable ; & les joints des pierres de taille , quiforment rencaissement, fe font jufqu’à la hauteurdes plus hautes eaux , avec mortier de chaux 8cciment. 11 y a des Constructeurs qui huillent avecun pinceau les joints apparens , pour empêcherles eaux de s’y arrêter ; mais il y en a d’autresqui , au lieu de les huilier , fe contentent de lesdégrader , & qui , après avoir rempli bienexactement les joints de mortier tait de ci-ment paffé au tamis , les frottent fortement avecune petite barre d’acier , jufqu’à ce qu’ils ayentacquis en dehors une couleur férugineufe ; pro-cédé qui les garantit encore plus sûrement de toutesdégradations de la part du cours de leau : lesjoints du Pont de Neuilly ont été refaits ainsi.
On peut élever quelques cours d’asiife vers lanaissance d’une arche , fans avoir besoin de cin-tre , à moins quelle ne soit extrêmement surbais-sée ; mais ordinairement il est d’ufage de laisser àfa retombée des corbeaux de pierre d , fig. V,& r, fig. VI, distans de 5 011 6 pieds l’un del’autre , pour recevoir le bas des fermes du cintrede charpente, destiné à porter les voussoirs de lavoûte pendant son exécution , ainsi qu’il fera ex-pliqué ci-après.
Quand une pile & une culée font élevées au-dessus des hautes eaux , au lieu de continuerl’arche, on remet le courant de l’eau à l’endroitoù l'on a fondé , en démolissant le batardeau ; Scl’on entreprend une autre pile , ou les deux pilessuivantes , St fuceíUvement on fonde toutes les piles