D* ARCHITECTURE. 19J
seur de terre & pavé au-dessus des clefs , & quela pente de ce pavé est de 18 lignes par toise.,Cette colonne est seulement remplie pour lesarches depuis deux toises jusqu’à z6 de diamètre »& de quatre en quatre toises , ce qui a paru suffi-sant : car il sera facile de connoitre ce qu’ii faudraajouter aux épaisseurs de la premiere colonne ,pour avoir celles des arches chargées de terre &de pavé , par la comparaison de celles qui ontéré calculées.
La deuxième Table concerne les voûtes sur-baissées au tiers, & tracées suivant la méthodede feû M. Pitot ; elle a été calculée par une for-mule qu’on a faite à l’imitation de celle de M. dela Hyre, pour les voûtes plein-cintre.
Comme on n’a pas d’expériences certainespour déterminer généralement le point de rupturedes arches surbaissées à moitié , le moyen le plussûr a été de fixer ce point par le calcul dans 1 en-droit où il se trouve désavantageux , & ce moyenn’a rien de douteux, parce qu’indépendemmentde ssexistence de sa réalité, il est conforme à laprésomption naturelle qui nous conduit à croireque la poussée des voûtes surbaissées n’appartientqu’au plus grand des trois arcs dont elles lòntformées. On a été fondé à ne pas supposer lepoint de rupture au milieu de la demi-voûte ,comme ci-devant ; mais à la rencontre des arcs ,qui est le cas le plus désavantageux , c’est-à-dire ,que si l’on supposoit que la voûte vint à se rom-pre au-dessus ou au-dessous du point de rencontredes arcs , l'épaisseur de la culée dans ce cas doitêtre moindre , pour retenir la poussée de la voûte,que ii elle rompoit à la rencontre des arcs.
N ij