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Tome sixième.
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ii8 Cours

pente , sans parler du plein on du décours de lalune, que quelques uns regardent comme un pré-jugé ; au moins eíl-il certain que toutes les tar-ions ne font pas également propres à la coupedes bois. L’ulage est d’abattre les arbres depmsle mois d’Octobre jul’qu’à la fin de février, atten-du que pendant ce tems , leur seve paroìt, enquelque sorte, endormie. La raison encore pourlaquelle on préféré cette saison, c’est parce queles vents qui y règnent communément, contri-buent à clilsiper le trop d’humidité qu’un arbrepourroit avoir contracté pendant que ía seve éroiten vigueur , & que ses pores se trouvant resser-rés par le froid , il est susceptible d’acquérir alorsplus de solidité, que s’il eût été coupé pendantla dilatation de ses fibres , & sépanchement deses liqueurs.

On évite dans la bâtisse d’employer des arbresmorts fur pied ; ils font d’un mauvais usage ,attendu que l’humidité y étant déséchée, & laseve s’en étant retirée , il reste trop de vnideentre ses pores , ce qui le rend foible , sujet àgerser , à éclater, à se casser , & à se pourrirpromptement.

De toutes les especes de bois que les forêtsfournissent, le chêne est reconnu le meilleur pourla bâtisse, comme étant le plus capable de résisteraux fardeaux , & acquérant dans seau un teldegré de dureté , qu il n’est quelquefois plus poí-sibie de le travailler à sourd , ainíi qti’on 1 aéprouvé plus d’une fois lur celui que l’on a trou-vé dans quelques démolitions d’ouvrages an-tiques.

Dans le dernier fiecle, on faisoit fréquemmentusage du châtaignier : la plupart des couvertures