d*A r c h i t e gturï.' 247manifestement que plus la hauteur verticale del’extrêmité d’une piece de bois est grande, plus lapiece de bois acquiert de résistance & que parconséquent, il est important de toujours poser depréférence le bois de champ & non à plat, àf ester d’obtenir une plus grande force. Toutesles expériences , en ester , font formelles à cetégard ; elles déposent que deux pieces d’égale-longueur & de même largeur de base, dont l e-paisseur verticale de Tune sera double de cellede fautre , la premiere aura quatre fois plus deforce que la seconde , & qu’une même poutre de8 pouces fur 16 pouces de gros , aura deux foisplus de force, étant posée de champ plutôt quefur le plat.
II faut remarquer que Belidor a, supposé , dansses expériences , que la piece de bois étoit soli-dement contenue par ses extrémités ; mais qu’il.a observé en même-tems que, quand elle ne por-toit que fur ses points d’appui tout simplement,les épreuves eonfirmoient quelle soutenoit untiers de moins , ou qu’ellc opposait un tiers moinsde résistance : ainsi, dans ce cas , la piece debois précédente, au lieu de 8 IOOO, ne suppor-tèrent plus que 54000. La raison en est qu’unepoutre ne sauroit gueres se rompre dans le milieu ,fans que ses extrémités ne se retirent , & nesortent un peu de leur situation naturelle, 011 dumoins fans que la maçonnerie, qui pesoit dessus,ne lui ait laissé du jeu. Par conséquent si l’onveut augmenter la résistance d’une piece de bois,il est donc nécessaire de bien contenir les extré-mités , de les charger, de les bien engager dansles murs opposés, & de les armer de harpons »d’ancres ou de tirans , pour la roidir & mettre^
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