Band 
Tome sixième.
Seite
254
JPEG-Download
 

154 GoUrs

& dans les lieux publics, tels que les Monastères lles Hôpitaux, les Magasins & autres bâtiments toii la plus grande solidité doit l'emporter surtoute autre considération.

Aujourd’hui on s’attache à Paris à cacher lavue des bois des planchers par des plafonds , &l’on évire , autant que l’on peut, d’introduire despoutres dans leur exécution. Quoiqu’on soit bienconvaincu que cette nouvelle méthode échauffele bois, & n’a pas , à beaucoup près, la soliditéde l’ancienne, on la préfère , parce quelle pro-»cure plus d’agrément, & quelle favorise sur toutla décoration intérieure des appartements.

On n’employc , pour l’exécution des plan-chers plafonnés , des solives de stage & debrin , qui doivent être de bois bien secs , fansHache, de droit fil , fans nœuds vicieux , &fans aubier. On doit apporter d’autant plusd’attention à leur bonne qualité, que les bois desplanchers étant posés horisontalenïent , souffrentplus de la charge que ceux qui font posés obli-quement ou verticalement. II elì encore essentielde ne point employer de solives quarrées pources sortes d’ouvrages ; mais de se servir de soli-ves , dont les dimensions de fécarriífage soientinégales, aíìn de pouvoir les poser de champ surla face la plus étroite , & d’augmenter par là leurforce , ainsi que nous savons démontré ci-de-Vant.

La grosseur des solives doit toujours être pro-portionnée à leur longueur, & à la charge qu’ellesseront d’obligation de porter. On donne d’ordi-»naire 5 à y pouces de gros par les deux bouts ,ou du moins par le milieu aux solives, jusqu’à15 pieds de longueur ; 6 pouces fur 8 pouces,