d’Architecture.
Zrz
CHAPITRE II.
De la Couverture en Ardoise.
T
Ju ES couvertures d’ardoise sont plus belles plusagréables à la vue que celles en tuile , & dailleurs,ne chargent pas autant la charpente. On employéà Paris des ardoises de cinq échantillons diftérens,dont quatre fe tirent des carrières près d 1 Angers,fçavoir; la grojse noire, qui a 12 à 13 pouces delong fur 7 à 8 de large ; la quarrée forte , qui a i íà 12 pouces de long fur 7 à 8 pouces de large ;cette ardoise est celle qu on employé le plus com-munément, il en faut 172 par toise, c’est à-dire,qu un millier fait 5 toiles -| environ; La quarrée finequi est un peu moins large que la précédente , &quia ail plus 11 pouces de long ; la quarteleite tdont on fe sert pour les Dômes , & qui est d’unéchantillon de différentes grandeurs, tel que 8,9& 10 pouces de long fur 5 pouces^ & ó pouces ^de large : il en faut à peu-près 312 pour une toise ,de forte qu’avec im millier on peut faire au moins3 toises d’ouvrage.
Quant à l’ardoife du cinquième échantillon, ilfe tire de Mezieres & de Charleville ; elle est pluslongue & plus large que la grosse noire, mais elleest peu estimée , vu qu’en général elle passe pourêtre sujette à fe fendre.
Dans les couvertures d’ardoife , le pureau estenviron 4 pouces , c’est-à-dire, le tiers de la hau-teur de l’ardoife, à l’exception de la quarteletreà laquelle on ne donne tout au plus que 3 pouces.
Xij