d’Architecture. 345effet , on commence par y mettre un aire demaçonnerie h , fig. I, pour recevoir le chênau ,en observant de lui donner , outre un peu depente vers le devant de la corniche , encore uneautre pente d’un pouce par toise, suivant la lon-gueur de la façade du bâtiment, jusqu’au tuyaude descente. A dessein de contenir le chênau apar-devant, & de l’empêcher de se déformer, onscelle sur Taire de maçonnerie qui le doit porter,ou même on attache au bas de la charpente ducomble , des crochets de fer 6, fig. III, d’un piedde longueur , à la distance d’environ 16 poucesfun de l’autre. On cloue ensuite le bord posté-rieur des tables de plomb d sur la plate-formequi reçoit les chevrons, & on élevé ce bord defaçon à pouvoir être recouvert de 3 pouces parle pureau du dernier rang d’ardoise c. Les tablesfe trouvant bien retenues de toutes parts , &étant ainsi placées au bout les unes des autres,suivant la forme & de la maniéré qui vient detredite , on les unit en les soudant successive-ment.
Si l’on admet des godets ou gouttières fail-,lantes f du côté des cours , pour épargner ladépense des tuyaux de descente ; ( car il est dé-fendu par les Ordonnances d’en mettre doréna-vant le long des façades des nouvelles maisonsque l'on bâtit fur la rue à Paris ) ; alors il fautpercer le devant e du chênau vis-à-vis le godet,& le poser sur une barre de fer g , accompagnéed’une ou de deux embrassures de fer, & solide-ment attachée fur les plate-formes du bas descombles , asin de la bien contenir dans fa situa-tion. On donne d’ordinaire à ces gouttières /,environ 4 ou 5 pieds de longueur au-devant duchênau.