DES PRINCIPAUX OUTILS. 44 -
cler percées de plusieurs trous, par lesquels on fait passer les métaux pourles réduire en fils. Ces sortes d’Outils servent encore à faire des vis, dontles pas ou filières & les tarauds soient de différente grosseur & finesse’. I esTarauds sont des rouleaux d’acier taillés en forme spirale ,, qui portent auifiles mêmes pas, car chaque trou de filière doit avoir son taraud.
Tenailles & pinces de plusieurs façons : Cisoires de'différente grandeurpour couper le métail : Brunissoir pour polir l’ouvrage.
Des Forets d’acier de diverse grosseur pour percer les trous, dont uabout est limé en langue de chat „ & l’autre en pointe : on s’en sert de dif-férente maniéré. 11 y en a qu’on met dans un tour à percer, qui est com-posé d’une moyenne barre de fer quarrée, de deux petites poupées quiportent une boète à bobine, dans laquelle on place le Foret dans un trouquarté qui traverse le corps de la boète & qu on fait tourner par le moyeud’un archet fait d'un bout de fleuret, qui est percé par le haut, dans le trouduquel on passe une corde à boyau. On met cet outil dans l’étau quandon veut s’en servir.
On perce encore d’une maniéré qui est la plus usitée , en mettant Fou-rrage dans letau & le Foret dans une Bobtne , qui est ici une espèce depoulie de bois ou de cuivre. On applique le bout du Foret dans un petitcreux qu’on a fait à une plaque de cuivre ou de fer, laquelle s’attache furune espèce de palette de bois appellée Plastron , parce qu’on l’appuie contreFestomac ; & alors plaçant la pointe du Forêt à l’endroit qu’on veut per-cer, on fait tourner la bobine & le Forêt joints ensemble par le moyen del’archct.
Le Tour est aussi d’un grand usage. Le plus simple est fait de deux pou-pées de cuivre ou d’acier , qui font des pièces égales en longueur & engrosseur, qui coulent au long d’une barre de fer quarrée & d’un supportqui coule pareillement au long de ladite barre & qui sert d’appui auxoutils. Au haut des poupées font deux vis d’acier trempé qui les traver-sent & qu’on arrête par le moyen d’un écrou. Pour se servir de ce Tour ,on le place dans l’étau & on met Fouvrage qu’on veut tourner entre les-deux pointes de vis. Quand on veut tourner à la main , on se sert d’unarchet fait d’un fleuret mince.,, dans le bout duquel on passe une corde àboyau ou de fouet.
Les grands Tours à tourner au pied, font composés de deux pouces debois & de deux jumelles ou coulisses aussi de bois, de la longueur & gros-seur proportionnée au Tour. Elles font soutenues par deux pièces de boisqu’on nomme les pieds du Tour. Les coulijjts font posées de niveau , & dis-tantes l’une de l’autre de deux à trois poucessuivant la grosseur des pou-pées qui doivent se mettre entre deux. Ces coulisses font assemblées parles»bouts fur des supports, qui ont environ 4 pieds de hauteur, & font assem-blées en bas dans deux autres pièces de bois posées de travers, pour ren-dre la machine plus stable & plus solide. ^
Une partie de ces poupées doit être entaillée pour se mettre entre lesdeux coulisses;,le reste (qui est la tête de la poupée & qui est coupé q Uar _rément) pose solidement dessus la coulisse ; & afin qu’elles soient pss 1S f er _mes, il y a des clefs de bois que l’on fait entrer à coups de maillet dans desxnortoiíes, qui font au bas des poupées au-dessous de la coulisse.
Au haut de chaque poupée est une pointe d’acier solidement trempé la-