d Architecture. 415de la chambre ; serrure à pêne. dormant , celle dontle pêne ne sort ou rentre de la serrure qu a l’aidede la clef ; à demi-tour , celle que la clef ouvre enun demi-tour ; à un tour , celle dont la clef ne faitqu’un tout ; à deux tours , celle dont la clef ouvreen faisant deux tours ; ferrure de sûreté, celle àplusieurs pênes, dont l’un fe ferme en dedans fansla clef, & fort de la serrure, & dont les autres fonten dedans de la ferrure, & ne fe ferment qu’avecla clef.
On employé auíîì des ferrures à baffecule , àpêne dormant , lesquelles font mouvoir des ver-roux qui fe ferment haut & bas. Les verroux haus-sent & baissent, soit par le moyen d’un levier cachédans la ferrure , & qu’on appelle proprement bajse-cule , soit par le mouvement d une roue à pignonqui engraine dans des dents en forme de cramail-lere, taillées dans la partie des verroux comprisedans la serrure. On ferme de cette maniéré , non-seulement des armoires de sûreté, mais encore des.portes à un ou deux vantaux. 11 arrive cependantsouvent que dans les portes à deux venteaux , labassecule n’est pas liée avec la serrure , mais quelleest renfermée feulement dans fa gâche. Tout le jeude ces fortes de fermeture consiste à lever^ou àbaisser la main attachée à la bassecule , pour faireouvrir ou fermer les verroux.
On ferme les portes des garde-robes & des ca*>binets avec des becs-de-canes , qui font des efpecesde petites ferrures fans clef, & qui s’ouvrent avecun bouton , dont le pêne est à demi-tour , & tailléen chamfrain , pour que la porte puisse fe fermeren la poussant.
Les boutons à olive ferment encore une porteou un armoire à bien moins de frais ; ils consi-