424 Cours
d’œuvre. Les ouvrages les plus communs se noir-cillent simplement à la corne , ou se blanchissentà la lime grossièrement ; & les ouvrages de quel-que conséquence se polissent avec des limesbues, & le frottent ensuite avec de sémeril ,qui est un espece de pierre métalique, qui setrouve dans la plupart des mines.
Rarement les Serruriers prennent-ils la peinede faire eux-mêmes les pieces qui composent lesdifférentes ferrures des appartements ; ils lesachertent d'ordinaire toutes laites , des dimen-sions dont ils ont besoin, dans les Magastns desMarchands de fer , où l’on trouve des serrures ,des bascules , des espagnolettes , des fiches ,des gâches , des serrures de toutes les fortes ,& autres ouvrages tout prêts à être poíés enplace. Ils ne Ion t que les vérifier , assurer leursolidité , & refaire les parties qui ne leur parois-sent pas convenables , enfin, les limer , les polir ,les poser. Aussi, pour bien regler les ouvragesordinaires de serrurerie, ne s’agit-il volontiers qued’être instruit de ce que coûtent tous ces objetsdans les Magasins , ce qui est très-facile à savoir ;& d’ajouter environ un quart de rachat de lapiece en question , prise chez le Marchand, pour lamain-d'œuvre du Serrurier , sa pose , son bé-néfice- Si , par exemple , une espagnolette avecpanetons , ses gâches , lés agraphes , vis & sup-ports, vaut 30 fols le pied dans les Magasins,on la compte en place au Serrurier, environ 38fols le pied. Si un verrou à ressort monté fur platineavec ses crampons & vis, vaut 15 fols le pied , onl’estime, dans le règlement des mémoires, 20 fols.Sj une fiche à vase coûte 7 sols , on la paye10 fols en place » &c.