d’Architecture. 441libre de mettre à la fin une couche de vernis furla peinture à l’huile, comme fur celle en détrempe.
Les rampes de fer , les balcons & les grilles fepeignent avec du noir de fumée délayé dans del’huile de noix, avec un peu de litarge ou de cou-perolè.
Quoique la peinture à l’huile s’exécute toujoursà froid , cependant quand il s’agit de peindre furune muraille , il est volontiers d’ufage de donnerune ou deux couches d’huile de lin toute bouil-lante , afin que l’huile s’empregne dans le mur,& que l’enduit reste luisant , après quoi on yétend deux ou trois couches de blanc de cérufebroyé à l’huile & détrempé dans l’essence feule.
Quand le bois de menuiserie est neuf ou nou-vellement travaillé, il n’y a pas de difficulté poury appliquer la peinture ; mais fi le bois est sale ougras , ou bien s’il s’agit d’enlever une anciennepeinture à l’huile ou en détrempe , il faut lefciverle lambris avec de l’eau seconde ( i ) : la dose estenviron un demi-feptier d’eau seconde contre unepinte d’eau claire : après avoir ainsi imbibé lelambris d’eau seconde à plusieurs fois, on le laveavec de l’eau , & enfin on gratte avec des fers lesmoulures & les sculptures qui n’ont pas été biendégagées de couleur , tellement que par-là le boisrevient comme s’il n’y avoit jamais eu de pein-ture.
Pour les plafonds , les murs d’écuries & de cui-sines , qui font noirs , il suffit de commencer parles échaudé r , ce qui fe fait en mettant une livrede chaux vive contre une pinte d’eau , & en ob-
( i ) L’eau seconde se fait avec de la potasse & des cendresgravelées.