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AGONIE. Les Juifs modernes regardent commeune très-bonne œuvre d’assister un homme dans lemoment où ion ame se sépare d’avec son corps , prin-cipalement si le moribond est un personnage sçavant &vertueux. Ceux qui se trouvent présents quand le ma-lade expire , déchirent leurs habits par quelque endroit ;c’est ordinairement au côté gauche , fur le devant: ladéchirure doit être longue d’un huitième á’aune. Quel-ques-uns jettent dans la rue toute l’eau qui se trouvedans la maiion. Ils pensent que c’est un ancien ulage,pour marquer qu’il y a quelqu’un de mort dans lequartier. II y a des Juifs qui donnent un baiier au ma-lade agonisant, comme pour prendre congé de lui. Ontrouve des traces de cet usage dans l’antiquité , oùl’on recueillent l’esprit du mourant, cirant sur seslevres. En Hollande, lorsque le malade expire, lesJuifs, qui se trouvent présents, déchirent le haut deleurs vestes, vers la boutonnière, & ne la font re-coudre que sept ou huit jours après. En quelques en-droits d’Allemagne, les femmes déchirent leur coéí-íure, lorsque leur mari rend les derniers soupirs.
AGONIENS : on appelloit ainsi, dans le paganisme,certains dieux qu’on invoquoit avant de faire quelquegrande entreprise.
AGONISANTS : ( les ) c’est le nom d’une confrérieétablie à Rome, dont l’objet principal est de prier &de faire prier pour ceux que la justice a condamnésà mort. Ils portent, dans les cérémonies, un sac blancavec une mofette violette. La veille d’un exécution,ils en donnent avis à plusieurs maisons religieuses. Lelendemain , ils exposent le saint Sacrement dans leuréglise, & redoublent les prières pour le criminel. Ilsfont dire un grand nombre de Messes pour le reposde son ame ; & , le dimanche suivant, ils font un serviceà la même intention.
AGON ÍSTIQUES : ( les ) ce nom , qui signifie engrec combattants , étoit donné par les Donatistes àceux de leur secte qu’ils détachoient pour aller prêcherleur doctrine dans les villes & dans les campagnes ,& pour combattre , difoient-ils, les erreurs des Ca^