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Tome premier.
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des dominations , des vertus & des puissances ; la troi-sième &. la derniere , des principautés, des archanges ,& des anges. Nous croyons encore qu’un grand nom-bre de ces purs esprits font déchus, par l orgueil, defêtât de perfection & de sainteté dans lequel ils avoientété tous créés , & qu’ayant été précipités dans 1’enfer,ils y souffriront des peines éternelles. Nous donnonsà ces derniers les noms de diables ou démons & le nomde fatan à celui que nous supposons leur chef. Ils font,selon notre croyance, occupés fans cesse à nous fairetomber dans le mal, afin d’avoir des compagnons deleur infortune. Par une fuite nécessaire de cette ma-lice , ils fe font fait ériger des autels par les payens;&,pour les entretenir dans ce culte abominable , ils ontquelquefois rendu des oracles, possédé des hommes& des femmes , de ces dernieres fur-tout, & fait d’au-tres choses surprenantes. On leur immoloit, dans plu-sieurs pays , des victimes humaines ; & TAmérique along temps observé cette barbare coutume. Les angesfont, au contraire, commis par Dieu pour veiller ànotre bien & à notre salut. C’est pour cela que nousles appelions nos Anges gardiens , & nos Anges tu-télaires. Nous mettons S. Michel à leur tête; & nousen faisons la fête, ainsi que de deux autres archanges,Raphaël & Gabriel, dont TEctiture sainte nous a trans-mis les noms.

2. Les Abyssins en reconnoissent neuf ordres , quifont les anges , les archanges , les seigneurs , les kurìo-thetes ou magistrats , les archaï ou trônes , les princi-pautés, les puissances, les chérubins & les séraphins. IIy en a qui ajoutent un dixieme ordre , composé des dé-mons , ou des esprits malfaisants. Les Abyssins les res-pectent beaucoup , parce qu’íls les craignent ; mais ilsn’adreffent leurs hommages & leurs prières qu’aux an-ges célestes , parce qu’ils pensent que la Providence leura commis le foin de veiller fur les hommes , de les pro-téger & de les défendre.

3. Les Juifs, qui n'avoient point autrefois , dans leursmaisons, de lieu destiné pour satisfaire aux besoins na-turels , & qui étoient obligés d’aller en plein air, avoient