-S* [A P P]^ 129
Les impératrices Romaines jouissaient aussi des hort-îieuis de l’apothéofe ; & la cérémonie qu’on faitoitpour elles, étoit la même que celle qu’on fail'oit pourles empereurs , excepté qu’au lieu.d’un aigle j on lâ-choit un paon.
3. Les Chinois égalent au moins les Grecs & lesRomains dans les honneurs qu’ils rendenr aux grandsprinces & aux hommes illustres. On trouvera , dansle cours de cet ouvrage, tout ce qui concerne leurscéicrhonies à ce sujet. Foyt{ Honneurs rendusaux mcAts.
Les cinq premiers empereurs Chinois ont des tem-ples bâtis dans toutes les villes de ce vaste empile ,ainsi que les grands hommes, & ceux qui ont rendudes services à la patrie. Outre cela , chaque empereurest honoré, après fa mort, comme une espece de di-vinité. On voit dans les temples un tableau fur lequelfont gravés ces mots : Vive le roi d'e la Chinedes milliers d’années 1 Chacun fléchit le genoudevant ce tableau . & l’on y fait des sacrifices.
APOTRES ou Envoyés : on donne ce nom à ceuxque Jefus-Christ choisit pour prêcher avec lui fa doc-trine , & pour la répandre , après fa mort, dans tourle monde. Ils étoient au nombre de douze , tous genssimples , ignorants, grossiers & d’Une naissance obscure;aussi ce ne fut qu’après avoir été éclairés des lumièresde l’Efprit saint, qu’ils fe dispersèrent dans l’universpour y prêcher la doctrine de leur Maître. Les évê-ques font aujourd’hui les successeurs des apôtres.
APPARITIONS. Les habitants du royaume deBénin en Afrique font de meilleure foi que bien d’au-tres peuples fur l’article des apparitions. 11s ne les don-nent que pour de véritables songes ; mais leur supers-tition consiste à donner Une réalité aux vaines illusionsde leur sommeil. S’il arrive qu’en dormant ils songentque leurs parents défunts leur demandent des sacri-fices, ils s empressenr, dès le matin , de les satisfaire ;
s’ils font trop pauvres pour avoir de quoi fournirauxfrais du sacrifice, ils aiment mieux emprunter à leuts
C. R. Tome /, I