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archidiaconé , qu’ils appellent droi: de dépouille ou dsfunérailles. En 1433, íïicoias Fraillon, archidiacre deParis, s’avisa le premier de se constituer héritier descurés. Celui de Fontena: étant mort, il demanda sonlit, ses draps, fa couverture, ses surplis & aumusse,ou la valeur de ces meubles en argent. Les parents ducuré, surpris de cette demande , porterent l’affaire auxRequêtes du Palais: on adjugea àl’archidiacre la sommede soixante sols parisis. Telle est l'époque de ce droitqui, dans la fuite, devint plus considérable par l'aviditédes archidiacres. Qu a ra n te-sep t ans après , FrançoisHallé, archidiacre de Paris, se fit adjuger, par sen-tence des Requêtes du Palais, non-seulement le lit, lesdraps, la couverture, lçs surplis & aumusse du cméde Belloi, mais encore son bréviaire, fa ceinture d’ar-gent & son oreiller. Rn 1623, les archidiacres ajoutè-rent à leurs prétentions, & voulurent se faire donnerla robe , le bonnet quarté & le mulet du défunt. Vingt& un ans après, Antoine de Verthamon, archidiacrede Paris , enchérit fur ses prédécesseurs , & voulutqvoir le cheval, la ceinture d’or , la soutane, & tousles meubles appartenants au défunt. Ce détail est tirédu Traité dc la dépouille des curés, par M. Thiers , quiprétend que le droit des archidiacres n’est qu’une ulu»pation qui n’a d’autre fondement que l’avarice.
ARCHlMAGE, ou Chef des Mages : c’est letitre que prit Zoroastre, lorfqu’il eut établi fa réformedans la Perse ; ses successeurs l'on t toujours conservédepuis. L’archimage des Parfis ou Guebres, reste desanciens mages , réside aujourd'hui dans le Kirman,province de la Perse. Sa dignité l’oblige à se conser-ver dans une pureté plus grande que celle de touteautre personne. Le simple attouchement d’un laïque ,fur-tout s’il est dune religion différente, est capablede le souiller. 11 lui est défendu de rester dans unepieuse oisiveté : il faut qu’íl travaille de les mains , Stprépare lui-même les choses nécessaires à fa subsistanceSí à son entretien. Si ses biens vont au-delà de son né-cessaire, il est obligé de distribuer aux pauvres sonsuperflu. Sa vie doit être une ptiere continuelle 3 Sí.