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Tome premier.
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cher publiquement que Jésus Christ n’étoit qu'une créa-ture , capable , tomme nous , de vertus & de vices ,par son libre arbitre ; qu’il n’étoit pas si spécialementle fils de Dieu , qu’un chacun des hommes n’eût pu ledevenir comme lui ; que Dieu ne l’avoit chosi préféra-blement à toutes les autres créatures spirituelles, queparce qu’il avoir prévu qu’il s’attacheroit constam-ment à la vertu, que jamais il n’oublieroit son Créa-teur. II disoit encore que , comme Jesus-Christ n’a-voit été fait que pour ctre l'instrument de notre ré-demption, il auroit bien pu ne pas exister, si nousn’eussions pas reçul’être: c’étoit soutenir bien positive-ment que Jesus-Christ n’étoit pas Dieu , c’est-à-direun Etre éternel. II prétendoit en trouver la preuvedans un des principes de la religion , le plus avéré.«> N’est-il pas certain , disoit-il, p’est-ce pas même unarticle de foi, que le Pere tout-puissant a engendréJesus-Christ ì Mais, pour l’engendrer , il falloit doncqu’il n’existàt pas. Jesus-Christ a donc eu un commen-cement de son être : on ne peut donc pas dire qu’il estéternel, fans une évidente contradiction. Mais, s’iln’est pas éternel, ce n’est donc qu’une créature commenous , qui, en conséquence , doit être sujette auxmêmes ioix. » De pareilles conséquences n’étoientque trop spécieuses ; elles éblouirent des gens moinséclairés que le saint évêque d’Alexandrie- Pour coupercourt aux progrès de cette hérésie, il assembla promp-tement un concile , en l’anz ro de Jesus-Christ. Arius& ses sectateurs y furent condamnés.

ARISTÉE, un des dieux champêtres du paganisme ,fils d’Apollon & de Cyrene , est regardé comme l’in-venteur de plusieurs secrets utiles qui concernent i’a-gricnlture. Il fut le premier qui apprit aux hommesl’art de cailler le lait, d’ésever les abeilles , & de culti-ver les oliviers; art qu’il avoìt lui-même appris desnymphes. II prit foin de défricher les terres de la Sar-daigne, jusqu’alors incultes , & consacra toute sa vieà des travaux utiles à l’humanité. Ses services furentrécompensés par les dieux, qui le placerent parmi lesétailes Virgile rapporte, au quatrième livre des Géor-