Band 
Tome premier.
Seite
210
JPEG-Download
 

aio B A P ]

tres cas singuliers, que nous renvoyons aux casuistes*

11 est assez ordinaire que l’on baptise simplement & .sans cérémonie les enfants des princes Sc des gens dequalité , dès qu’ils font nés ; ce qui s’appelle ondoyer.Lorfqu’ils ont atteint un certain âge, on leur suppléeles cérémonies dubaptême avec beaucoup de solemnité.

u C’est une pratique assez ordinaire, dit M. Thiers,

» de parer le plus superbement St le plus magnifique-» ment que l’on peut les enfants que l’on porte à l’é-„ glife pour y recevoir le baptême. Mais le cinquième» concile provincial de Milan, en 1579, & le con-« cile provincial d’Aix , en 1585, la condamnent posi-„ tivement, comme oppolée aux engagements que les„ enfants contractent de renoncer aux œuvres de Sa-« tan & à ses pompes; & ils ordonnent aux curés d’a-» venir le peuple fidele de les vêtir simplement &

,, modestement lorsqu’on les porte au baptême, n’é-„ tant nullement convenable de leur faire violer, austì-„ tôt qu’ils entrent dans la vie chrétienne, les promes-» ses folemnelles qu’ils font à Dieu dans ce íacrement. »

On distingue trois tories de baptêmes, le baptêmed’eau , le baptême de délit, & le baptême de sang.Ces deux dernieres sortes ne font, en quelque façon,qu’un supplément du premier. Le baptême de désir alieu, lorsqu’une personne a un désir sincere de recevoirle baptême , accompagné ci’un grand amour de Dieu ,& d’un vif regret de ses péchés, & que cependant ellese trouve dans l’irnpostibilité de recevoir ce sacrement;alors son seul désir vaut un baptême. Le baptême desang n’est autre chose que le martyre.

On d-st ngue encore le baptême de S. Jean, & lebaptême de Jesus-Christ. Le baptême de S. Jean n’é-toit qu’une préparation à celui de Je fus-Christ : il n’avoitpas la vertu de conférer le Saint-Efprit, c’est-à dire lagrâce sanctifiante; & S. Paul obligea les Ephésiens ,qui avoient reçu le baptême de S. Jean, à recevoircelui de Jesus-Christ.

Dans la primitive Eglise, on ne baptisoit qu’aux fêtesde Pâques & de la Pentecôte. « Le pape S. Léon , dit» i’abbé Fleury, condamne la pratique des évêques de