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Tome premier.
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en procession ni le corps ni les re'iques du bienheu-reux , avant qu’il ait acquis, par la canonisation , letitre de saint : on laisse toujours un intervalle de cin-quante ans entre la mort du sidele & fa béatifica-tion.

BEAU-SIRE-D1EU : c’est le nom d’une cérémo-nie qui se pratique , tous les dimanches , par les dameschanoinesses de Remiremont, dont il y en a une qui,communiant tous les dimanches pour les besoins del’abbaye , est obligée de porter une espece de guimpe,qu’on appelle b tu bi', te.

BEDEAU : on appelloit ainsi autrefois les sergentsdans les justices subalternes. On donne aujourd’hui cenom à ceux qui servent d’huissiers & de porte-maffesdans l’université de Paris, & plus particulièrement àceux qui font chargés de tenir les églises propres ,d’y entretenir la décence & le bon ordre , & donton se sert pour plusieurs fonctions subalternes, rela-tives au service des autels.

BEEL-PHEGOR. Voye^ Baal-Pehor.

BEELZEBUTH : idole des Phil stins, ainsi nomméede l’hébreu Baal^ebub , qui signifie le di.u de la mouche ,ou le dieu des mouches. 11 est probable que ce nom luifut donné, parce qu’on l’invoquoit contre la multi-tude des mouches qui causoient la peste. Cette idoleétoit particulièrement honorée dans la ville d’Accaron ;& on aíloit l’y consulter comme un oracle. Les Juifsavoient tant d’horreur pour cette idole, qu’ils donnè-rent au diable le nom de Beel\tbuth.

BEFFROI : on donne ce nom à certaines clochesqui font dans des lieux publics , & qu’on ne sonneque dans certaines occasions , comme pour des ré-jouissances , des assemblées extraordinaires, des incen-dies , &c. On compte trois beffrois à Paris ; celui del’Hôtel-de-ville , celui du Palais, & celui de la Sama-ritaine. Le nom de beffroi est dérivé du saxon bell,cloche , & fred, paix. Cet article , comme l’on volt,ne tient à notre Dictionnaire , que relativement à ceque les cloches sont, parmi nous, du domaine de lareligion.