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Tome premier.
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en caractères Ineffaçables, tout ce qti’il doit faire Lctout ce qui doit lui arriver pendant fa vie; après quoiil n’est plus ni au pouvoir de Thomme , r.i au pou-voir de Bramah lui-même , d’empêcher que ce qui aété écrit n’arrive. Les mêmes docteurs prétendent queBramah , peu content d’avoir épousé la mere, voulutencore se marier avec sa fille. Mais, prévoyant quenon-léulement elle feroit difficulté d’y consentir, maisencore que son mariage n’auroit pas l’approbation desautres dieux , il se métamorphosa en cerf; &, sous cedéguisement, il poursuivit fa fille qui le suyoit, jusqu’àce qu’elle fut arrivée dans une forêt fort épaisse &fort obscure, & que çe fut en ce lieu solitaire & som-bre que fut célébré son mariage incestueux. Cependant,malgré toutes les précautions que Bramah avoir prisespour se cacher , íes freres Vistnou & Rutrem , & lestrente mille millions de dieux, eurent connoissancedece qu’il avoir fait. Ils en furent tous tellement indignés,qu’ils résolurent, d’un commun accord, que, pour lepunir de son incontinence , il falloit lui couper unede ses têtes, Rutrem fut chargé de l’exécution de cetarrêt. 11 chercha auffì-tôt son ffere Bramah de toutesparts; &, l’ayant trouvé , il lui abattit une de ses têtes,fans autres armes que ses ongles qui étoient longs &ítranchants. On raconte diversement la maniéré dontBramah perdit une de ses têtes. II y en a qui disent queBramah , enorgueilli de sa puissance , oublia le respectqu’il devoir à un dieu supérieur, nommé Eswara , qui,dans fa colere, produisit Beyrevra, le chef des âmeshumaines, qui font changées en démons voltigeants,Beyrevra, pour venger le dieu méprisé, fendit de sonongle une des têtes de Bramah, Bramah , mortifié decette disgrâce , se réconcilia avec Eswara , qui lui pro-mit qu’il ne feroit pas moins respecté déformais aveçquatre têtes, qu’il ne l’étoit auparavant avec cinq. Le»Bramines pensent que Bramah ne s’est pas entier.'»ment corrigé de son orgueil, & prétendent qu’apièt,la destruction du monde présent , il sera moins puis-*sant & moins considéré dans le monde qui fuiv-5i r«n en croît le P. K;i|içr, ççs mêmes Biámlnes v