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lis le représentoient armé de cornes de daims, decerfs, & d’autres animaux de cette espece. En langageceltique, cern signifie corne. Quelques auteurs on pré-tendu que Cemunnos n’étoit autre que Bacchus , fon-dés fur la feule conformité des cornes.
CÉROMANTIE, du grec , cire; & u.x*ret<*,divination : divination pour laquelle on employoit lacire, & qui fut autrefois en usage chez les Grecs. Ilsprenoient un vase plein d’eau, dans lequel ils faifoientcouler quelques gouttes de cire fondue : ces gouttes,en fe figeant, formoient certaines figures dont ils ti-roient des augures heureux ou sinistres.
CÉRUS ou C.SRUS : les anciens payens avoientfait une divinité de ce moment favorable pour réussirdans une entreprise, que nous nommons occasion. Ils luiavoient donné le nom de Cœrus, peut-être du latinférus, tardif, parce que ce moment que l’on louhaitevient toujours tard au gré de nos désirs. Les beauxesprits de l’antiquité ont imaginé les plus ingénieusesallégories fur ce dieu Cérus. On le repréfentoit ordi-nairement fous la figure d’un jeune homme qui tienten main un rasoir, & dont la chevelure en désordreest agitée par le zéphyre. Un poëte a dit, avec beau-coup d’efprit, que c’étoit le plus jeune des enfants deSaturne ou du Temps; mais le plus beau tableau quel’on ait fait de cette divinité allégorique, est celui quel’on trouve dans une des sables de Phedre. Cérus yest représenté avec des ailes, ayant le derriere de la' tète chauve, & fur le devant un toupet de cheveuxpar "où il faut le saisir promptement au milieu de sacourse, & ne le pas lâcher; car il court avec tant derapidité, que, si on le laisse échapper, on le perd bien-tôt de vue.
CESTE : ceinture mystérieuse & divine, que ladéesse Vénus avoit coutume de porter, selon lespoètes, & par le moyen de laquelle elle foumettoitles coeurs les plus rebelles. Le charme de cette cein-ture étoit même si puissant, qu’il rétablissait l’union &la paix entre des époux divisés, & faifoit renaîtredans leurs cœurs les fçux éteints de leurs premieres
amours,