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Le ciel, parmi les Chrétiens, exprime le séjour deí)ieu & des saints.
CIERGE. Nous n’entrerons ici dans aucune dis-cuííion pour sçavoir si les Chrétiens ont emprunté l’u-sage des cierges, ou des Payens, ou des Juifs. Le peude lumières & d’intérêt que cela jetteroit fur cet ar-ticle , suffit pour nous en dispenser. II paroît que lanécessité seule a donné naissance à la coutume d’allu-mer des cierges dans les églises, pendant l’office divin.Les premiers Chrétiens, pour se dérober aux persécu-tions, tenoient leurs assemblées de nuit, & étoientobligés de se servir de flambeaux. Mais, dans la fuite,lorsque la paix eut été rendue à l’Eglise, on n em-ploya plus les cierges dans aucun des offices du jour,comme le prouve une réponle de S. Jérôme à Vigi-lance , hérétique du V e siécle, qui reprochent auxChrétiens d’allumer, en plein jour, des cierges en l’hon-neur des martyrs. « Nous n’allumons point de cierges» en plein jour, dit ce grand docteur; c'est une ca-j) lomnie. Si quelques séculiers ou quelques femmes le» font par ignorance, ou par simplicité , quel mal« cela vous fait-il ? 11s reçoivent leur récompense sui-a, vant leur foi, comme la femme qui parfuma Je fus-ai Christ quoiqu’il n’en eût pas besoin *. » Encore àprésent, on n’allume point de cierges aux offices pro-prement de jour, comme font Tierce, Sexte & None.Les autres offices, appelles Prime , Vêpres & Compiles ,étoient autrefois nocturnes ; & c’est pour cette raisonqu on a conservé la coutume d’allumer les cierges pen-dant leur récitation. II en est de même du sacrifice dela messe, qui, dans la primitive Eglise, se célébroicdans des souterrains appellés cryptes , où le jour nepouvoir pénétrer.
Cierge Paschal. La bénédiction du cierge paschalse fait le samedi saint, incontinent après celle du feunouveau. Ce cierge doit être de cire très-bìanche ,& peser environ huit à dix livres. II est posé près de
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■ îleury , Hist. Eceléfiast. T . V. ÙV. 12 ,
C.R. Tomes.