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» échelles fur le haut du mur ; tirent le cadavre avec» une corde, & le font descendre le long de ce de-,> gré ... qui n’est autte chose que des pierres fichées33 dans le mur, à trois ou quatre pieds l’une de l’autre ,» non pas en ligne droite, mais en tournant, & qui» n’ont pas plus de neuf pouces d’asiìette.... Ils n’ont» point fait de porte à ce cimetiere, dans la crainte» que le peuple ne l'enfor.çât, ou ne fe le fit ouvrir,> pour piller ou profaner ce lieu.... 11 y a une rr.a-3 , niere de fosse an milieu. 11s couchent les morts tout3> habillés fur un petit lit fait d’un matelas & d’un couf-3» fin : ils les rangent tout autour contre le mur, si fer-3, rés, qu’ils fe touchent les uns les autres , fans3, distinétion d’âge, de sexe ou de qualité ; & ils les3> étendent fur le dos, les bras croisés fur l’estomacsi contre le menton , les jambes croisées l’une fur l’au-iitre, & le visage découvert. On met, proche du3i mort & à son chevet, des bouteilles de vin, desj? grenades, des coupes de fayance, un couteau, &.
« d’autres ustensiles, chacun félon ses moyens.
3i Quand il n’y a point de place pour un mort, ils enji font une , en tirant les corps les plus consumés dans3i cette fosse qui est au milieu du cimetiere. ii Joignonsà cette description, quelques circonstances parti-culières tirées de Lord. « Les Gaures, dit-il, ont deux3i tombeaux bâtis en rond, assez élevés de terre, rai-3i fonnablement larges, pavés de pierres par dedans,3i & escarpés , dans le milieu defquels il y a un puits33 fort profond pour recevoir les ossements qui fe dé-33 font; &, à l’entour des murailles, font suspendussi & exposés à l’air les cadavres des hommes & des3i femmes. Ces deux tombeaux font un peu éloignéssi l’un de l’autre. 11 y en a un qui est destiné pour3i ceux qui ont mené une vie exemplaire.... L’autre3i sert à mettre ceux qui ont été vicieux, & dont la3) vie à été scandaleuse. « Au rapport de Hyde, lepremier de ces tombeaux s’appelie le cìmeúere blanc ;l’autre fe nomme le cimeiiere noir. Les Parfis appellenten général un cimetiere, un tombeau, parce que c’est-là qu’ils jugent, par certains signes', quel est l’état de