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priere : SaUma , Zahanbare , Zahomijsabcts , Anau-hanau, NambouJtJi Tangho, Amìr.i Tombouc , Zaho~mitoulou Bou^mhaminau ; c’est-à-dire: » Je te salue,« ô Dieu! Je m’adresse à toi par ma priere. Tu as>» créé les mains & les pieds; je te demande le par-« don de mes péchés ; je me prosterne à tes pieds ;« ;e dois circoncire aujourd'hui ces enfants, ikc. »Cette priere finie, il commence d’exercer son cruelministère. Les parents attentifs font auprès de lui ; &il leur donne à chacun le prépuce de leur enfant,qu’ils mettent dans un œuf cju’ils tiennent exprès ou-vert. Si l’enfant est esclave, & n’a pas de parents,on jette à terre son prépuce. On fait couler fur laplaie de chaque enfant le sang d’un coq fraîchementtué, & le jus d’une herbe qu’ils nomment hotn, quiressemble aster au tréfilé.
9. Les Negres de Guinée pratiquent la circoncisiondes deux sexes avec beaucoup de solemnité; maisils mêlent à cette cérémonie leurs superstitions ordi-naires. 11s craignent que , pendant cette opération , lemauvais génie ne s’etr.pare de leurs enfants ; & , pourle détourner, ils ont foin de placer auprès du lieuoù se fait la cérémonie , une grande quantité de vian-des & de grains , persuadés que l’esprit, occupé àmanger, ne songera pas à leur faire du mal.
10. Sur la côte occidentale d’Afrique , les habitantsde Rio-Réa! & du royaume d’Ardra n’administrentpoint la circoncision aux filles ; mais ils font une opé-ration qui en tient lieu, & qui paroîtra finguliere.Quand une fille est parvenue à l’âge d’environ douzeans, ils lui introduisent dans la nature un bâton cou-vert de fourmis qui lui rongent la chair; &, de peurque ces fourmis rassasiées ne relâchent de leur acti-vité, on a soin de les renouveller de temps en temps.Ces pauvres filles sont ainsi tourmentées pendant troismois , jusqu’à ce que faction des fourmis ait produitl’effet qu’on en attend.
11. Les Négresses de Cabo-de-Monte , en Guinée,pratiquent une circoncision qu’on peut regarder com-me une espece d’initation aux mystères. Lorsque les