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portent les évêques. Cette croix , comme les autres Jdoit être consacrée & arrosée d’eau bénite.
Dans les procédions ou autres cérémonies publi-ques , on porte devant les papes une croix appelléecroix à triple croison , à cause de sa forme : c’est le sym-bole de leur juridiction spirituelle lur tout le monde.Lorsqu’un des cardinaux-diacres annonce au peuplequ’on vient d’élire un nouveau pape, il lui montrepn même temps la triple croix. Sylvestre 1 est, à cequ’on prétend, le premier pape qui fit porter devantlui une pareille croix. Quelques-uns de ses successeursnégligèrent de l’imiter ; mais Léon IV en renouvellal’ulage , qui s’est toujours conservé depuis.
Les évêques , les patriarches & les archevêques ontaussi le privilège de faire porter la croix devant eux ;mais il y a cette différence, que la croix des archevê-ques est double, & celle des évêques simple, tandisque la croix des papes est triple , comme nous venonsde le voir. Le porte-croix est revêtu des habits declerc , & tient l’image du crucifix tournée du côté duprélat.
2. Les Indiens de Cumane & de Paria dans l’Amé-rique méridionale, ont une vénération particulière pourune croix de S. André, à laquelle ils attribuent la vertud’écarter les phantômes & les esprits malfaisants quise plaisent à tourmenter les hommes pendant la nuit.Dans cette vue , ils attachent leurs enfants à cettecroix , croyant les préserver , par ce moyen, de toutsortilège.
3. Les peuples de Jucathan rendoient un culte reli-gieux à des croix ; mais on n’a jamais pu découvrird’où cet usage leur étoit venu ; & , lorsque les Espa-gnols les interrogèrent fur cet article, ils répondirentque ce monument leur avoit été laissé par un hommeplus beau que le soleil, qui avoit autrefois passé dansleur pays. Dans l iste de Cozumel , il y avoit une croixà laquelle on attribuoit la vertu de faire tomber lapluie. Lorsque lc pays étoit désolé pat la sédieresse »on offroit des sacrifices à cette croix, & l’on faisoitbrûler des parfums en son honneur.