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«cramoisi, & menés chacun par,quatre valets. Cha-,, que carrosse étoit orné de dorures de toutes fortes-» de figures, fur un fond de vernis brun. II y avoit» trois portières , uns à chaque côté , & l'autre der-» riere, où l’on entroit. A chacune on voyoit des ti-» deaux rayés d’or. Les cercles des roues étoient d’or,« & leurs raies d’or émaillé. Le haut de l’impériale» étoit rond, & faisoit face à droite & à gauche avec de$« lames d’or aux quatre angles. Le fond étoit d un ver-» nis noir, où étoient les armes du Duiri en or. Dans« ces carrosses étoient les trois maîtresses concubines , ■s) ou les favorites du prince , escortées d’une foulej> d’estaffiers. Derriere chaque carrosse, on portoit unj> marche-pied couvert de lames, & des pentoufflesvernissées pour ces dames , quand elles entroient» ou fortoient. Krammer assure que ces trois sotnp-ii tueux équipages coûtoient près de trois cents foi-» xante-dix mille florins de Hollande. Ces carrosses» étoient suivis de vingt-trois norimons faits d’un bois« blanc & poli comme l’albâtre, & couverts de lames3> de cuivre d’un ouvrage curieux. Ils étoient remplis3> de concubines & de dames d’honntur richement vê-ts tues : chacun étoit porté par quatre hommes ; &
3> deux autres, qui soutenoient un grand parasol, mar-3, choient aux deux côtés. Après ces femmes, on» voyoit soixante-huit gentilshommes, tous à cheval,». & deux à deux, suivis d’un grand nombre de valets.
>i Ensuite les seigneurs de la premiers qualité por-si.toient d’autres présents pour le Dairi. C’étoient« deux grands sabres, dont la chaîne de la poignée31 étoit de diamants fins ; une horloge d’un artifice mer-si veilleux ; deux grands chandeliers d’or; deux co-ît lonnes d’ébene; trois tables quarrées auflì debene,
3i diversifiées d’ivoire & de nacre , & dont les layettes» étoient pleines de livres curieux ; deux grands platssi;d’or, & plusieurs autres choses de moindre valeur.
3i A la fuite de ceux-ci paroissoient deux cents foi-» Xante gentilshommes des premieres maisons de l’em-« pire, à cheval, qui marchoient deux à deux. Ilsv étoient suivis des freres de l’empereur, & de cent