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énergiques. Le mari répete ce compliment, & donnela lettre de divorce à fa femme, qui ne l’a pas plutôtreçue , qu’elle ferme la main , & cache la lettre dansfa poche ou fous ses habits. L’instant d’après , le rab-bin fe fait encore donner la lettre, & renouvelle ses in-terrogations , pour donner le temps au mari de fe re-pentir de la démarche qu’ìl fait ; mais il arrive rarementqu’un mari recule après s’ètre avancé si loin. Le rabbin,voyant que le mari persiste , prononce la sentence ir-révocable du divorce, coupe la lettre en forme decroix, ou quelquefois la garde fans la couper. II finitpar recommander à la femme de ne point prendred’autre époux qu’après trois mois accomplis. Pendantcette cérémonie , la femme a le visage couvert d unvoile , jufqu’à ce que le rabbin président lui adresse laparole.
4. Le divorce est aussi en usage , en certains cas ,chez les Protestants. C’est le consistoire qui juge de lavalidité des raisons qui portent un mari à en venir àcette extrémité.
5. Le divorce est fort rare à la Chine , fur-tout par-mi les gens de qualité. II n’y a gueres que les gens ducommun qui répudient leurs femmes. Les loix per-mettent de le faire dans plusieurs occasions. L’adultere,ou quelqu’autre faute grave commise par la femme , lastérilité , une maladie contagieuse, & même une cer-taine antipathie qui rend les humeurs des époux incom-patibles, font des raisons valables pour qu’un mari fesépare de fa femme.
6. Le divorce est permis à Siam , mais il n’est gueresen usage que parmi le peuple. On restitue la dot à lafemme qu’on répudie ; &, si on a eu d’elle des enfants ,on les partage. La maniéré de les partager est , en plu-sieurs cas , favorable à la mere. Si, dans la famille, iln’y a qu’un enfant, il lui appartient de droit. Dans unnombre quelconque , elle a tous les impairs ; & si lenombre lui-même est impair , la mere a un enfant deplus. Après le divorce, il est permis au pere & à lamere de vendre les enfants qui leur font échus en par-tage. Quoique les loix Siamoises tolèrent le divorce.