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déja plusieurs années que les Athéniens étoient asser-vis à ce tribut également cruel & humiliant, lorsqueThésée fut choisi pour être du nombre des victimes.Ce jeune prince , étant arrivé en Crete, inspira del’amour à la jeu ie Ariane, fille de Minos , qui luidonna un peloton de fil pour guider ses pas dans lesdétours tortueux du labyrinthe où le monstre écoitenfermé. Thésée tua le minotaure, &, par le moyendu fil, sortit heureusement du labyrinthe. De retourà Athènes , il institua , en mémoire de ses heureux ex-ploits , des fêtes qui furent appeilées oschophories ,dans lesquelles deux jeunes garçons, des plus illustresfamilles d’Athènes, se déguíloient en filles, & , por-tant à la main des branches de vigne , alloient dutemple de Bacchus à celui de Minerve, suivis de tousles jeunes gens distingués de la ville , qui portoientpareillement des branches de vigne. Le nom d ’oficho-phories est dérivé du grec , branche de vigne char-gée de ra:fin , & de je po'te.
OSIRIS. Ce st le nom que donnoient les Egyptiensà leur principale divinité. Ils prétendoient que cet Osi-ris avoit été le premier de leurs rois, & qu’il étoit filsde Saturne & de Rhée, ou de Jupiter & de Junon.Nous ne pouvons nous dispenler de donner au lecteurune idée des contes absurdes qu’ils débitoient à son su-jet, & que de graves auteurs ont jugé à propos de trans-mettre à la postérité. Au moment de la naissance d’Osi-ris, disoient les Egyptiens, on entendit une voix quiprononça ces paroles : « Le Seigneur de toutes choses estn venu au monde ; „ ou, suivant d’autres, une jeune fillenommée Pamyles , allant quérir de l’eau au temple deJupiter, à Thebes, entendit une voix qui ordonnoit d’an-noncer que le grand & bienfaisant roi Orisis étoit né.On chargea cette jeune fille du foin de nourrir le jeuneprince ; & elle s’en acquitta avec tout le zele possible.Osiris, ayant atteint 1 âge nubile, fut marié avec fa sœurIsis. Jamais mariage ne fut si heureux ; car les deux épouxs’aimoient dès le sein de leur mere. Osiris, étant montéfur le trône, trouva les Egyptiens encore sauvages.II s’appliqua à polir leurs mœurs , à leur apprendre les