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des flammes. Cette affreuse demeure est fermée par4eux portes d’airain, fur lesquelles on lit cette ins-cription : « Celui qui priera mille fois devant cette« idole , fera délivré de ses peines. » A l’entrée decet horrible lieu, on a représenté un Bonze qui enretire fa mere, malgré les violents efforts des dia-bles qui veulent la retenir. C’est un artifice des Bon-zes , pour faire voir qu’ils peuvent délivrer les mortsdes tourments de l’enfer.
2 . Dans les Indes, lorfqu’on veut construire unepagode , il y a de grandes cérémonies à observer à l'é-gard du terrain que l’on a choisi pour y élever ce bâ-timent sacré. On commence par environner ce ter-rain d’une enceinte; puis on attend que l’herbe y soitdevenue grande: alors on y fait entrer une vache,& on l’y laisse paître à son gré, pendant un jour &une nuit toute entiere. Le lendemain, on vient re-connoìtre l'endroit où l’herbe foulée témoigne quela vache y a couché. On creuse dans ce lieu, &l’on y enfonce une colomne de marbre, qui s’éleveencore au-deflùs de la terre à une certaine hauteur ;& fur la colonne est placée l'idoie pour laquelle ondestine la pagode. Tout autour on construit 1 édifiessacré.
Les Indiens ont une si grande vénération pour leurspagodes, qu’ils se déchaussent toujours avant d’y entrer.
PAIN des Anges , Pain céleste , Pain desJustes. On désigne, par ces différents noms, la sainteEucharistie, qui est la nourriture spirituelle des fideles.
Pain aiyme , c’est-à-dire fans levain. Voyc { Azyme.
Pain béni. On appelle ainsi, dans l’Eglise Catho-lique , le pain que les fideles offrent tour-à-tour, cha-cun à leur paroisse , pour être béni & distribué, ledimanche, à ceux qui assistent à l’Office divin. Onprétend que l’usage de distribuer le pain béni a étéinstitué, dáns le dix-septieme siécle, dans un concilede Nantes. Le pain béni est un reste de ces anciennesoffrandes que les premiers Chrétiens apportoient àl’églife , lorsqu’ils venoient entendre la Messe- ( Voyt^Offrande. ) On peut le regarder comme une image