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Tome troisieme.
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de Jupiter & de la nymphe Thalie, auxquels ils ren-dolent les honneurs divins. Ce fut, disoient-ils , furles rives du fleuve Siméthus , près de la ville de Ca-rrure , en Sicile , que Jupiter rendit la nymphe Thaliemere de ces deux divinités. Thalie, redoutant avecraison les effets de la colere de Junon , fi cette déesseimplacable s’appercevoit qu’elle étoit enceinte, pria laTerre de la cacher dans son sein. Ses vœux turententendus. La terre s’ouvrit, & la reçut dans ses en-trailles. Ce fut dans ces abymes souterrains que Tha-lie enfanta deux jumeaux. La terre s’ouvrit une se-conde fois pour rendre à la lumière ces nouveaux-nés.C’est de-là que leur vint le nom de pal'tqucí, dérivédu grec -r-,-,,», qui signifie derechef, parce qu’ayantétéconçus hors de la terre , ils y étoient revenus derechefaprès leur naissance. Les uns disent que l’endroit paroù ils sortirent de la terre , fut marqué par deuxgouffres de feu. D’autres prétendent qu’il sortit de ceîendroit deux petits lacs appellés de leur nom pMict,& connus aujourd’hui fous celui deNafiia, ou Naph-tia,

Les Siciliens attribuèrent à ces lacs la propriétéíìnguliere de découvrir les parjures. Celui qu’on ac-cu foi t de ce crime, j étroit dans le lac des tablettes©ù il avoir écrit ce qu’il soutenoit être véritable. Siles tablettes surnageoient , c’étoit une marque qu’ellesne contenoient rien que de vrai ; & l’accusé étoitrenvoyé absous. Mais fi elles alloient au fond de l’eau,le parjure étoit regardé comme prouvé , & l’accuséétoit puni. D’autres disent que cette épreuve se faisoitd’une maniéré différente. L’accusé , après avoir donnéune caution, se précipitoit dans le lac. S’il pouvoiten sortir, il étoit réputé innocent; s’il se noyoit, onpunissent sa caution. Quoi qu’il en soit, le culte desdieux Paliques étoit fort accrédité dans la Sicile. Do-rade avoir même ordonné qu’on leur immolât desvictimes humaines ; ordre barbare , qui ne fut quetrop fidellement exécuté pendant un long espace datemps. Mais plusieurs auteurs nous apprennent quecet usage inhumain fut enfin aboli, & que les dieux