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Tome troisieme.
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gentqu'il aura donné aux Talapoins. On conçoit quede pareils dogmes doivent être pour ces moines unesource inépuisable de richesses. Ils ne s’oublient paseux-mêmes dans la distribution des plaisirs du para-dis; &, comme leur réglé leur défend d’avoir en cemonde aucun commerce avec les femmes , ils préten-dent être bien dédommagés, dans l’autre , d’une conti-nence qu’ils n’obfervent cependant gueres. Ils disentqu’un Talapoin dans le paradis aura autant de femmesqu’il lui plaira , parce qu’il aura le pouvoir d’en créerde rien. Ainsi , par une doctrine absurde & scanda-leuse , ils établissent le vice comme la récompense dela vertu; & les crimes qui, fur la terre, font l’op-probre & la honte des méchants , feront, dans le pa-radis, le bonheur & la joie des hommes vertueux.

4. II y a des Juifs qui se forment du paradis lamême idée que les Mahométans. Ils s’imaginent ytrouver tous les plaisirs des sens, & sur-tout un grandnombre de femmes. On sçait que les anciens Juifsétoient charnels & grossiers. L’Ecriture en fournit plu-sieurs exemples. 11 n’est pas étonnant qu’il se trouveencore quelques-uns de leurs descendants capables dese figurer un tel paradis.

5. Quoique le système & la conduite des parti-sans de la secte des Sintos, répandue au Japon, sem-ble n’admettre , après la mort, ni châtiments ni ré-compenses , ils reconnoissent cependant que les âmes ,loríqu’elles quittent les corps qu’elles ont animés, íetransportent aux environs d’un certain lieu qu’ils disentêtre placé au-dessous du trente-troisieme ciel, auquelils donnent un nom qui signifie campagnes qui font fousles cieux. Ils prétendent que l’entrée de cet heureuxséjour est accordée aux âmes des bons, mais que cellesdes méchants en font excluses pour toujours.

Xaca, fondateur d’une secte fameuse au Japon , en-seigna qu’après la mort il y avoir un lieu de plaisirséternels , destiné pour les âmes des bons, mais quechacun ne goûtoit ces plaisirs qu’à proportion des ver-tus qu’il avoir pratiquées pendant fa vie. II ajouta que ,malgré cette inégalité, l’envie étoit inconnue dans cet

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