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Tome troisieme.
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sainte Vierge, jusqu’à ce qu’il en vienne une autre aussiriche qui la remplace.

Les murailles qui renferment la Santa Casa font éclai-rées en dehors d’un grand nombre de chandeliers àbras, & d’autres luminaires. Mais ce qu’on trouve deplus rare dans cet endroit, dit notre auteur, « ce fontn les processions de ceux qui font le tour de cette mai-» son à genoux. Les uns tournent cinq fois, les autres» sept, & les autres douze, félon le mystère qu’ils» cherchent dans le nombre. Repréfentez-vous qua-si rame ou cinquante personnes, hommes, femmesit & petits enfants, tout cela trottant fur ses genoux en-i tournant d’un côté, & un pareil nombre qui les terr-il contre en allant de l’autre. Chacun tient Ion chape-ji let, & murmure ses patenôtres. Cependant ils fon-» gent tous à côtoyer la muraille, tant pour abréger le» chemin, que pour approcher de plus près le saint lieu ;n ce qui les fait souvent entre-choquer, & ne cause» pas peu d’embarras. Cela ne fe fait que quand il y» a peu de monde.... II est difficile d’imaginer, conti-» nue notre auteur, une chose plus plaisante que les ca-ri ravanes de pèlerins & de pèlerines , quand ces cara-» vanes arrivent ensemble en corps de confrérie. Plu-ii sieurs confréries , de Boulogne par exemple , se joi—» gent ensemble pour faire le pèlerinage. Chaque fo-ii ciété se revêt de Ion sac de toile ordinaire, avec len capuchon de la même toile , fait en chausse d’hypo-» cras, qui couvre entièrement la tête, & ne laisse quen trois trous , pour les yeux & pour la bouche. ... Onii n’oublie pas les grands chapelets, les ceintures, lesn bourdons ik les armes de la confrérie , qui font ouii peintes ou brodées , & qui se portent devant & der-n riere fur la poitrine de chaque confrère. Ces pèlerinsn ainsi équipés montent tous fur des ânes. Ces ânes font« réputés avoir quelque odeur de sainteté , à cause de» leurs fréquents pèlerinages. Ils ne trébuchent presque» jamais ; & si quelquefois cet accident leur arrive ,ii c’est, dit-on, fans aucun danger pour le pèlerin. Voilà» pour les hommes. Les femmes s’habillent le plus ri-» chôment qu’il leur est possible, & attachent à leursC.R .Tome III. M