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me & une invocation à Phccbus , qui étoit en effetautrefois regardé comme le dieu de la divination & desforts : ce n’est qu’une conjecture aííez incertaine. Onpourroit dire , & même croire que ce mot Phabe n’estqu’une corruption de celui de saba , qui signifie s-ve ,& que la fo:mule Phabe Domine est une espece d’os-frande que l’on fait à Dieu , de la feve. Ce qui favorisecette explication , c’est qu’il est ordinaire d assigner àDieu & à la sainte Vierge les deux premietes parts dugâteau. Si la feve se trouve dans la part destinée àDieu , c’est le maître de la maison qui est le roi ; &c’est la maîtresse qui est la reine, si la feve se trouvedans la part de la sainte Vierge. Au reste, quoiquecette seconde explication rende la superstition du peu-ple , à cet égard , moins criminelle , c’est toujours uuesuperstition condamnable de mêler les noms sacrés &relpectables de Dieu & de la sainte Vierge , dans desréjouissances profanes & souvent licencieuses.
PHOT1N1ENS : hérétiques du quatrième siécle,sectateurs de Pliotin. Plus impies encore que les Ariens,ils osèrent soutenir que Jesus-Christ netoit qu’un purhomme qui n’avoit, à proprement parler, reçu l’exis-tencequ’au sortir du sein de Marie, sa mere.
PHRYGIENS , ou Phrygastes : anciens héréti-ques, qui font les mêmes que les Montanifles. Voye^Montamstes.
PI AIAS : prêtres des Indiens de Cumane, dans l’A-mérique méridionale. Ils font austì médecins ; & laméthode qu ils luivent pour la guérison des maladies ,mérite d’être remarquée. 11s emploient d’abord les re-medes naturels , qui consistent dans des herbes , desracines , de la graisse d’animaux , & plusieurs autres in-grédients mêlés ensemble ; ils sucent la partie affligée,& appliquent dessus cette composition , dont ils s’i-maginent augmenter la vertu , en proférant à voixbasse certains mots mystérieux. Si le malade ne reçoitaucun soulagement, ils jugent que l’efprit qui cause lamaladie est furieusement opiniâtre , &c qu’il faut em-ployer, pour le chasser, des moyens plus violents.