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cette déclaration. Le missionnaire du Bruz donne auxprêtres de Camboye le nom général de Brarnans :il assure que , pendant le séjour qu’il fit dans ce pays,il apprit que le roi lui-même étoit Braman , quaitéqui ne pouvoir manquer de le rendre très peu favo-rable à fa mission. II ajoute que lorsqu’il prêchoit leChristianisme aux habitants de ce pays , il arrivoitquelquefois qu’un Braman , passant devant le lieude l’assemblée , disoit froidement : Cette doctrine estbonne, mais la nôtre est meilleure. II ajoute qu’il n’enfaìloit pas davantage pour faire déserter tout son au-ditoire, tant étoit grande la confiance que cespeuplesavoient pour leurs prêtres.
9. Les Negres du royaume de Initia appellent leursprêtres Féúcheres, c’est-à-dire ministres des Fétiches, nomqu’on donne aux idoles du pays. Le chef de ces prêtresest presque aulîì puissant que le roi, & les peuplesfont persuadés que le grand Fétiche lui a communiquéses droits & son pouvoir. 11 joint au titre de grand-prêtrecelui de grand du royaume, & il est ordinairementgouverneur de quelque province. Sa dignité est héré-ditaire dans fa famille. Le commun des prêtres jouitdans ce pays d’un privilège sujet à bien des abus. Quel-que criminels qu’ils soient, il est défendu de leur ôterla vie, & leur personne est sacrée; cependant Bos-man rapporte qu’il fut témoin du supplice d’un prêtreque le roi fit mourir pour avoir conspiré contre sa per-sonne &. contre sa vie. La dignité de prêtre est renfer-mée dans un certain nombre de familles , dont toutles mâles font destinés au sacerdoce : on leur fait dansleur jeunesse plusieurs incisions fur le corps, dont ilsconservent toujours les cicatrices, comme une marquedistinctive. Leur habillement ne diffère en rien de celuides autres Negres; mais lorfqu’ils font riches, il leurest permis de s’habiller à la maniéré des grands. Lesprêtres n’ont aucun revenu fixe Sc assuré ; mais leursfourberies & la crédulité du peuple font pour eux unesource inépuisable de richesses.
10. II est ordonné aux prêtres de Bénin en Afrique, derester tqujours ssactS le royaume ; & ils seroient con-