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Tome troisieme.
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Il y a un autre ordre de prêtres , supérieur à ce-lui dont nous venons de parler: ces derniers se van--tent d’entretenir un commerce familier avec les es-prits , & leurs paroles font regardées comme autantd’oracles infaillibles. Voici ce qu’on lit de particu-lier fur ces prêtres , dans une Relation des Aíoxes :<c.A certains temps de l’année, & sur-tout vers la nou-» velle lune... ils rassemblent les peuples fur quel-„ que colline un peu éloignée de la bourgade. Dès le» point, du jour, tout le peuple marche vers cet en-33 droit en silence ; mais quand il est arrivé au terme, il» romp.t tout-à-coup ce silence par des cris affreux ...» afin , difent-ils, d’attendrir le cœur de leurs divinités.3 » Toute la journée fe passe dans le jeûne & dans des33 cris confus.... A l’entrée de la nuit, ils les finif-3 > sent par les cérémonies suivantes. Les prêtres com-3- mencent par fe couper les cheveux , ce qui est parmi33 ces peuples le signe dune grande alégreffe ; & par33 fe couvrir le corps de plumes jaunes &L rouges : ils33 font ensuite apporter de grands vases, où l’on versa33 la liqueur qui a été préparée pour la folemnité. Ils33 la reçoivent comme des prémices offertes à leurs33 idoles ; & , après en avoir bu fans mesure , ils l’a-33 bandonnent à tout le peuple, qui, à leur exemple,33 en boit auísi avec excès. Toute la nuit est employée33 à boire & à danser : un d’eux entonne la chanson ;.33 Lc tous , formant un grand cercle , fe mettent à traî-33 ner les pieds en cadence, & à pencher noncha-33 Iamment la tête de côté &. d’autre, avec des mou-33 vements de corps indécents. Plus on fait de ces mou-33 vements , & plus on est censé dévot & religieux, n

i 8 . Dans quelques cantons de l’Amérique, situésaux environs du fleuve Orénoque, les prêtres fontobligés de subir un terrible noviciat, qui souventcoûte la vie à plusieurs des candidats. Avant de pou-voir jouir des privilèges de la prêtrise , on les obligede boire un grand verre de jus de tabac, qui leur causedes coliques mortelles dont ils ne réchappent que parla force du tempérament. II faut que la dignité deprêtre loit bien avantageuse dans ce pays , pour qu’il

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