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Tome troisieme.
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une statue miraculeuse dont les Dominicains racontentdes merveilles.

6. L’usage des procédions étoit commun chez lesanciens payens : voici la description d une processionen I’honneur de Diane , qui se trouve au livre Xí deY Ane d’or d’Apulée ; elle peut donner une idée géné-rale de la maniéré dont ces solemnités étoient célé-brées chez les Romains. La marche étoit ouverte pardes gens vêtus & armés en chasseurs. On sçait queDiane étoit la déesse de la chasse. On voyoit ensuiteparoître des hommes habillés en femmes ; ils avoientles cheveux tressés , & leur parure étoit des plus re-cherchées Le des plus magnifiques. 11s étoient suivis deplusieurs autres hommes diversement déguisés , selonleur goût & leur caprice. L’un, avec une longue barbe,un bâton & un vieux manteau , représentoit un philo-sophe ; l’autre y paroissoit avec tout l’attirail de la ma-gistrature. C’étoit une vraie mascarade digne de la re-ligion dont elle saisoit partie. On portoit ensuite, surun brancard , une ourse apprivoisée. On devine aisé-ment ce que signifioit cet animal. 11 étoit suivi d’unelongue file de matrones habillées de blanc, qui avoientpour couronnes des guirlandes de fleurs ; elles arro-foient les rues d’un baume précieux & odoriférant, &les parsemoient en même temps de fleurs. Après elles,marchaient plusieurs hommes & femmes qui tenoienten main une torche ou un flambeau ; ils précédaientles musiciens , dont les voix , mêlées au son des instru-ments, contribuaient à augmenter la pompe de la fête &la dévotion des assistants. Après la musique, venaientles prêtres, tenant en main plusieurs choses consacréesau culte des dieux ; le plus considérable d’entr’eux por-toit, dans un petit coffre , certains mystères qui étoientdans la plus grande vénération chez les anciens payens.Les plus respectables personnages de tout le cortegefermaient la marche ; c’étoient les dieux eux-mêmesqui assistaient en personne à cette solemnité : on yvoyoit Anubis , Mercure , Sérapis , avec la mêmçforme fous laquelle ils étoient adorés.

7. Chez les Géorgiens, on solemnise le premier jou$