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Tome troisieme.
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& par caracoles , imitant l’allure des chevaux. Au-dessus de la tête du dieu , on porte un parasol, non paspour le garantir du soleil; car c’est ordinairement pendantla nuit que le sait la cérémonie, à la lueur d’un grandnombre de flambeaux. Auprès du dieu, il y a un hom-me chargé du foin d’écarter les mouches avec un éven-tail. La procession étant finie , le dieu est reconduitdans son temple ; alors les filles publiques, qui dépen-dent de ce temple, exécutent, en présence du dieu,plusieurs danses au son de divers instruments de mu-sique : fur quoi l’on peut remarquer la coutume singu-lière des Indiens, d’avoir pour chaque pagode un certainnombre de courtisannes , à titre de danseuses , qui fontregardées comme des personnes consacrées au servicede Dieu. En général, la religion des Indiens est très-íavorable aux filles de cette eipece ; elle ne les excludpoint du paradis , pourvu qu’elles remplissent leur pro-fession avec honneur. Mahomet a donné dans l’extré-mité opposée , lorsqu’il a banni toutes les femmes deson paradis.

Vistnou & Ixora ont, chaque année, un jour de fêtefolemnclle , où ils font conduits en procession , non pasà cheval , mais dans un énorme chariot aussi hautqu’une maison , & qui ressemble à une tour portée surdes roues. Ce font des hommes qui tirent ce chariot.

9. Dans fille de Ceylan, on a coutume de faire, cha-que année , une procession pompeuse & solemnelle enl'honneur des génies qui président à la terre. Quelquetemps avant la procession , les prêtres placent les ido-les à l’entrée des temples, & les laissent exposées à lavénération du peuple, qui vient en foule leur rendre seshommages & leur apporter ses offrandes. On amensaussi auprès de ces idoles des palanquins remplis dereliques , où il y a , entr'aimes choses,un pot d’argent.C’est une coutume religieuse de remplir ce pot d’eau dela riviere , & de le dépo'er dans le temple jusqu’à Tan-née suivante , qu’on y met de nouvelle eau. Venonsà la description de la procession. On ne porte pointd’idoles dans cette procession ; ce font les prêtres quiles représentent. Le plus distingué d’entre ces prêtres