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Tome troisieme.
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chaises , qu’ils portent dans sept mias ou temples dif-férents. Kaempfer nous a laissé une description détailléed’une procession solemnelle en l’honneur de Suwa, dieudes chasseurs , qui pourra donner au lecteur une idéegénérale de la maniéré dont ces cérémonies íe prati-quent au Japon. Un concert bruyant de tous les ins-truments de musique en usage dans le pays , annoncela procession : on voit paroître à la tête deux che-vaux de main , remarquables par leur blancheur & parleur maigreur ; ces chevaux font suivis des bannières,des drapeaux , des enseignes , qui font autant de sym-boles de la fête & du dieu en lhonneur duquel on lacélébré. Parmi ces figures symboliques, on distingueune lance courte, large &. entièrement dorée, dessouliers extrêmement grands & d’un travail fort grossier,un bâton court, à l’extrémité duquel est attaché dupapier blanc. On porte ensuite sur des sièges creux cequ’on appelle les mikofe ; ce font des especes de châssesd’une forme octogone , qui font faites très-proprement& couvertes d’un beau vernis : on met ordinairementdans ces châsses les aumônes des dévots , que deuxpersonnes gagées vont recueillir , de tous côtés , avecun tronc. On voit ensuite venir deux palanquins occu-pés par les supérieurs du temple de la divinité donton célébré la fête. Après ces voitures , marchent deuxchevaux qui ne font pas plus gras que ceux qui ontouvert la procession. Les prêtres s avancent ensuite enbon ordre & d’un pas grave : la foule du peuple ter-mine la marche. Lorsque l’on est arrivé à la pagode deSuwa, & que les prêtres ont pris leur place , on yvoit entrer les députés du gouverneur de la ville , quiviennent , en son nom , rendre hommage aux supé-rieurs du temp'e ; ils font accompagnés de vingt pi-ques , au sommet desquelles font attachés des copeauxde bois peints & vernissés. Avant d’entrer dans le tem-ple , les députés ne manquent pas de se laver les mainsdans un grand bassin qui est devant la porte. Aprèsqu’ils ont rendu leurs hommages , un Nége ou Fonzeséculier leur offre un petit vase de terre commune,fempli d’une certaine biere faite avec du riz, qu’on