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des hommages. 11s ont coutume de Pencenser avecla fumée du tabac ; & ils appellent cette cérémoniefumer le soleil. Voici comment elle se pratique. Leschefs de famille fe rendent, dès le grand matin , chezun des principaux habitants du canton. Celui-ci allumele calumet, l’offre trois fois au soleil levant, & le con-duit avec ses deux mains , en suivant le cours du so-leil, jusqu à ce qu’il revienne au point où il a com-mencé. Pendant cette marche , il adresse au soleil sesprières, & le supplie de prendre sous fa protectiontous les habitants du canton; après quoi, il fumedans le calumet, & le donne aux assistants , qui ré-pètent , chacun à leur tour , la même cérémonie.Voye^ , à l’article Calumet , la description de cetinstrument.
QU1ÉTISME. « Ce mot exprime Pétât de reposou d’impastibilité auquel une efpece de Mystiques« contemplatifs croyoient arriver en s’unissant à Dieu» par la méditation ou par l’oraifon mentale. » L’au-teur * dont nous empruntons cette définition, l’ex-plique en ces termes: « Nous nous unissons en quel-» que forte aux objets par la pensée ; & un objet» qui absorbe toute notre attention, semble s’identifier» avec nous. On a donc regardé la méditation, our> la contemplation des perfections divines, commet> un moyen de s’unir à Dieu. On s’est efforcé den se détacher de tous les objets, pour se livrer sans« distraction à la contemplation des perfections di-» vines. On a imaginé des méthodes ; & l’on a cru» que l’ame pouvoit contempler l’essence divine fans«distraction, & s’unir à elle intimement; qu’une» vue si parfaite de l’essence divine étoit jointe à l’a-« mour le plus ardent ; que les facultés de lame« étoient absorbées par son union avec Dieu; qu’eller> ne reçoit plus aucune impression des objets t erre s-» tres. Cet état de l’ame est ce qu’on appelle quiétude ,« ou le Quìétisme. On volt aisément tous les excès
* Mémoires pour servir à l’Hifloire des égarements de l’ef_pri( humain , par rapport à la religion ,