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Tome troisieme.
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Fénelon ne crut pas fa faute assez réparée par cemandement, il fit faire , pour l’exposition du saint sa-crement , un soleil dont un des anges qui en étoient lessupports fouloit aux pieds divers livres hérétiques, furun defquels étoit le titre du sien. Un triomphe completfur ses ennemis n’eût pas acquis tant de gloire à l’ar-chevêque de Cambrai, que cette admirable modestie ;& l’on peut dire qu’il fut en quelque forte avantageuxà ce grand prélat de s’être trompé.

Nous ne pouvons terminer cet article , fans instruirele lecteur, en peu de mots , du fort de madame Guyon ,que nous avons laissée renfermée à Vincennes. De cechâteau , elle fut transférée dans le couvent des Fillesde S. Thomas, à Vaugirard. Quelque temps après,elle fut mise à la Bastille , parce que Lacombe, sondirecteur, avoua , à ce qu’on prétend , qu’il avoit euavec elle un commerce criminel. Après que le saintsiège eut condamné le livre de M. de Fénelon , ma-dame Guyon recouvra fa liberté , & fe retira à Blois,où elle finit paisiblement une vie toujours agitée, le9 Juin 1717.

2. Le Quiétifme fait une partie du système des Ta-lapoins de Siam , du Tonquin & de Laos en Asie, quisuivent la doctrine que Fo enseigna à ses disciples enmourant, & qu’on nomme intériewe. ( Vvye^ Fo.) Ilssoutiennent que, pour être véritablement saint, il nesuffit pas de n’être point sujet aux pallions violentes;ils veulent arracher du coeur jufqu’au moindre désir;ils veulent, pour établir la quiétude parfaite de l’ame ,faire cesser entièrement tout exercice de l’entendement& de la volonté. II faut, pour être saint, être aussiinsensible qu’une pierre. 11s enseignent que l’ame , lors-qu’elle est ensevelie dans cette elpece de néant par lesilence de toutes ses facultés , est dans un état d’im-mutabilité & de perfection qui l’approche beaucoup dela divinité.

QUINQUENNALES, du mot latin qu'mque ,'cinq,& annus, année : jeux ou fêtes que les Romains célé-broient en l’honneur des empereurs qui avoientété misau rang des dieux par la cérémonie de l’apothéofe. Ces

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