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plus leur vocation , & qu’ils s’exercent dans la pratiquedes vertus religieuses.
II paroît que dès le temps de Théodose & de Justinienon se plaignait que trop de gens se jettoient dans lescloîtres par des motifs bas & indignes de la religion, &que l’Etat en soustrait. En effet, on lit au liv. io duCode de Théodose & de Justinien, tit. 31, ces parolesremarquables :
« Nombre de gens, par un esprit de paresse & defainéantise , abandonnent les charges publiques, &s’associent, fous prétexte de religion , aux communautésmonastiques. Après avoir mûrement délibéré fur cetabus, nous voulons qu’on tire ces gens-là de leursretraites, & qu’on les ramene aux fonctions & auxcharges envers la patrie. »
Sous le régns de Charles IX, les Etats générauxconvoqués à Orléans en 1560, demanderent qu’i! fûtdéfendu de recevoir aucuns religieux à faire professionavant qu’ils eussent atteint l’âge de trente ans, & lesfilles de vingt-cinq au moins. Le roi, fur cette deman-de , ordonna que les mâles ne seroient admis à faireles vœux qu’à vingt-cinq ans , & les filles à dix-huit.
Cette Ordonnance fut abrogée aux Etats de Bloiscn 1388 ; & il y fut statué qu’on pourroit se lier par lesderniers vœux monastiques à l’âge de seize ans accom-plis , c’est-à-dire, disposer du bien le plus précieux,de fa liberté, à un âge où les loix nc laissent pas ladisposition d’un pouce de terre.
RELIGIEUSES : filles qui se font consacrées au ser-vice de Dieu dans un monastère, & y ont fait les troisvœux de religion. 1. La clôture des religieuses est beau-coup plus austere que celle des religieux: ceux-ci ontla liberté de sortir fréquemment de leurs couvents ;celles-là y demeurent toujours enfermées , & ne; peu-vent en sortir que pour des raisons très-importantes.
On exigeoit autrefois des religieuses qu’elles appris-sent la langue latine , qui avoit cessé d’être leur langue.Cet usage commença à s’abolir dans le commencementflu douzième siécle.
S- Le? Tartares ont des religieuses qui observent la