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allume un flambeau , ou une lampe à deux meches ; Ismaître de la maison prend une coupe pleine de vin,avec quelques épiceries odoriférantes ; il récite quel-ques passages de i’Ecriture, qui font autant de souhaitspour que la semaine qu’on va commencer soit heu-reuse ; il bénit ensuite ce vin & ces épiceries, & il lesflaire, pour commencer la semaine par un sentimentde plaisir ; il bénit aussi le feu, & regarde ses mains &ses ongles, pour marquer que le temps du travail estarrivé. Cette cérémonie se nomme kabdala , ou dis-tinftion , parce qu’elle désigne que le jour du Sabbatest fini, & qu’il est alors séparé du jour de travail quile suit. Elle est terminée par les chants & les prièresdes assistants, qui , pour témoigner leur joie , répan-dent du vin par terre. Ce soir-là, lorsque les Juifs sesaluent, ils disent : « Dieu vous donne une bonnesemaine ! »
Le vendredi, avant que le Sabbat commence, lesJuifs ont coutume de se couper les ongles; ce quMsfont avec certaines cérémonies : ils commencent parla main gauche , & coupent d’abord l’ongle du petitdoigt, & de-là ils passent au doigt du milieu , ensuiteà Yindex , puis au troisième doigt, & finissent enfinpar le pouce : ils observent à peu près le même ordreà la main gauche, si ce n’est qu’ils commencent par ledoigt du milieu , d’oùils passent au petit doigt. 11s évi-tent avec foin de jetter à terre les rognures de leursongles, ou de les fouler aux pieds ; ils les cachent dansla terre , ou bien ils les brûlent.
Quoique tout travail soit absolument interdit le jourdu Sabbat, i! en est cependant un qui non-seulementest permis , mais encore spécialement recommandé.Ce travail consiste à rendre à sa femme le devoir con-jugal. Les plus sages docteurs prétendent que cette oeu-vre , pratiquée ce jour-là avec des intentions pures ,est infiniment agréable à Dieu ; &, s’il arrive qu’il ennaisse quelque fruit, c’est , à coup sûr, un élu.
2 . Les Abyssins observent le Sabbat; mais non pasavec une exactitude aussi scrupuleuse que celle des Juifs.Ils se permettent les travaux nécessaires ; ils ne font