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Tome troisieme.
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sang de la victime ; dans les sacrifices eucharistiques ,le sang de la victime étoit répandu au pied de l’autel,& tomboit, à travers une grille , dans une espece de ca-nal par lequel il alloit se rendre dans le torrent Cédron.Lorsque les victimes étoient des oiseaux , le prêtreleur écrasoit la tête avec l’ongle. 11 arrachoit la têteà ceux qui dévoient servir d’holocauste, & tordoitle cou à ceux qui dévoient être offerts en sacrifice ex-piatoire. Le sang & la graisse des victimes étoientbrûlés fur l’autel. Dans les sacrifices expiatoires, laplus grande partie de la victime étoit pour les prê-tres; mais, dans les sacrifices eucharistiques, ils n’a-voient que l’épaule droite & la poitrine. Le reste étoitau profit de celui qui avoir fourni la victime. Les sa-crifices des animaux n’étoient pas capables d’hono-rer Dieu d’une maniéré digne de lui. Ils ont été tousabolis par le sacrifice de Jesus-Christ fur la croix ;sacrifice qui se renouvelle chaque jour sur nos autels,d’une maniéré non sanglante , & qui est le seul dignede la Majesté suprême de Dieu.

3. Les cérémonies des sacrifices qui étoient en usagechez les Grecs, font décrites en plusieurs endroits desouvrages d’Homere. On commençoit, dit le poète,par se laver les mains ; puis on prenoit des gâteauxsalés ; alors on faisoit fa priere au dieu pour qui le sa-crifice étoit destiné ; & l’on spécifioit à quelle inten-tion, on le lui offroit. Après cette priere , on jettoitles gâteaux salés fur la victime, afin de la purifier;puis on la tuoit, on l’écorchoit, & on lui coupoitles cuisses, que l’on faisoit brûler. Pendant qu’ellesétoient fur le feu, le prêtre les arrosoir avec du vin.II étoit entouré , dans cette cérémonie, de plusieursjeunes gens qui portoient en main de la verveine. Lesacrifice finissoit toujours par un festin dans lequel onmangeoit les chairs de la victime. Les Grecs, dansles siécles mêmes de leur plus grande politesse, pra-tiquèrent ces horribles sacrifices qui nous révoltenttant dans les sauvages de l’Amérique.

4. Les Romains pratiquoient à peu près les mêmescérémonies. La victime étant amenée à l’autel, oa

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