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de vin , & prononce une autre priere adressée à l’espritde Confucius , qu’on suppose présent. Ainsi finit la se-conde partie du iacrifice.
Le maître des cérémonies annonce , en chantant, lakioisieme; puis il dit : « Buvez le vin du bonheur & dela félicité, » & ordonne qu’on se mette à genoux. Onprésente au sacrificateur un vase plein de vin, qu’iì boitpendant que le maître des cérémonies répete : « Buvez3> le vin de la félicité. « II prend les chairs des victimes ,& les offre à Confucius ; puis on en fait la distúbutionentre les assistants. Chacun est persuadé que, s'il enmange un morceau, il aura part aux faveurs de Con-fucius. Le sacrifice étant fini, on reconduit en céré-monie l’esprit de Confucius, qui a honoré le sacrificede sa présence. Les assistants prononcent à haute voixune efpece de collecte , qui finit par ces mots : « Nous« vous avons offert un sacrifice avec respect ; nousjj vous avons prié de venir à nos offrandes d’agréable» odeur ; maintenant nous accompagnons votre esprit. »Les restes des étoffes de foie , qu’on a brûlées en l’hon-neur de Confucius , fervent à faire des poupées pourles enfants. Les Chinois font persuadés que ces reliquesfont capables de procurer le bonheur de leurs enfants.11 est dit , dans un de leurs rituels, que les honneursrel gieux qu’on rend à Confucius, font des moyens quiprocurent toutes fortes de biens St de félicités spirituel-les. Voyei Confucius 6- Idolâtrie.
Dans les endroits où font situés les sépulcres , lesChinois ont coutume de faire des sacrifices particuliersà certains esprits qui, selon leur idées, exercent leurempire dans les cieux. 11s remercient ces esprits desgrâces qu’tls ont accordées aux morts dont les cada-vres giflent dans les tombeaux voisins, & les conjurentde continuer à leur rendre les mêmes services. II n’y aque les enfans légitimes des défunts qui aient le droitd’offrir ces sacrifices , ainsi que ceux qui s’adressent auxmorts mêmes.
19. Les habitants de l’iste Formofe , en Asie , fontassis à terre pendant qu’iís égorgent les vitlimes;mais, pendant que le feu consume la chair des victimes,
ils