Band 
Tome troisieme.
Seite
451
JPEG-Download
 

■«**[S A 4;»

♦7 rivage les viandes qu’ils avoient portées. J’ai remar-» qué le même sacrifice par les Mahométans.... Les» Gentils font encore un autre sacr fice à cet élément ,» à la fin du mois de Septembre ; & c’est ce qu’ils ap-» pellent ouvrir la mer , à cause que personne ne peut» naviger fur leuis mers depuis Mai jusqu’à ce temps*» là.... Toute la cérémonie consiste à jetter des cocos» dans la mer ; & chacun y je-,te le sien.,,

2.4. Les insulaires des Maldives offrent auffi des sacri-fices à un certain génie, ou roi des vents : voici en quoiconsistent ces sacrifices. Ils font construire exprès depetites barques, qu’ils remplissent de parfums, degommes, de fleurs, & de bois odoriférants. Us met-tent le feu à ces barques , & les abandonnent ensuiteaux vents & aux eaux qui les emportent. Un nuagede fumée s’éleve jusqu’au ciel, & porte une agréableodeur au génie des airs, qui, selon les idé s de cespeup'es, se trouve très-flatté d’un pareil sacrifice. Quel-ques Maldivois honorent le roi des vents à moins defrais. Us se contentent de jetter dans la mer quelquescoqs & quelques poules.

25. Dans 1e palais du roi de Calicut, fur la côte deMalabar, on voir une pagode remplie d’hiéroglyphes& de représentations symboliques , qui font fort dugoût de, Indiens; mais on y remarque principalementune idole à laquelle on immole des enfants de la ma-niéré la plus barbare. On fait rougir au feu l’idole; puison met dans fa vaste bouche toute enflammée , plu-sieurs de ces tendres victimes; on en met d’autres dansfa main gauche, fous laquelle il y a un grand feu allu-mé Les Bramines ont coutume, chaque matin, d'ar-roser cette idole sanguinaire avec de seau du Gange,qui, dans les Indes, est regardée comme sacrée. Danscertains jours de fête , ils couronnent l’autel de guir-landes de fleurs trempées dans le sang d’un coq; puisils mettent ces fleurs dans un réchaut d’argent, où ilsjettent quelques grains d’encens ; & la fumée qui s’élevede ce réchaut, est regardée comme un encens fortagréable à la divinité. Le prêtre qui officie , sonne detemps en temps une petife sonnette , pour réveiller 1»