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cette différence, que le diable occupe la premiere placedans leur invocation , qui est conçue en ces termes :Dianbilis Aminuan-halare , c’est-à-dire: «Seigneur,j) diable & dieu. » Dans le fond, ils connoiffent austìpeu i’un que l’autre. Cette formule leur a été trans-mise parleurs ancêtres, jadis Mahométants; & leursdocteurs, nommés Ombìsjfes, prennent foin de la leurfaire répéter.
36. Chez les peuples voisins de l’iste de Madagas-car , qui prennent le nom de Zate-lbrahïm , ou des-cendants d’Abraham , le privilège d’immoler les ani-maux & de faire des sacrifices, est réservé aux plusgrands seigneurs du pays. Avant d’égorger la victime,ils marmottent fur le couteau quelques mots qu’ils n’en-tendent pas. 11s levent ensuite les yeux au ciel, pluspar coutume, que par une véritable intention d’off-irà Dieu leurs sacrifices. 11 s tuent ensuite la bête, sansaucune autre cérémonie.
37. Les habitants deBìafara , fur la côte occidentaled'Attique, sacrifient leurs propres enfants au démon.
38. La mer est la divinité tutélaire du royaume deSaka, situé fur la côte d’ivoire en Afrique. Le roide ce pays envoie, tous les ans , vers le mois de Dé-cembre , un canot monté par un certain nombre deses gens qui font chargés d’aller fur la côte d Orofftir un sacrifice à la mer. Ce sacrifice consiste ende vieux haillons, des cornes de bouc pleines depoivre, & des pierres de plusieurs fortes. 11 s’imagineengager la mer, par de pareilles offrandes, à favoriserle commerce & la navigation. Le canot étant de re-tour , il en part un autre pour la même commission ,& ainsi successivement jusques vers la fin d'Avril. Ala fuite de chaque canot, les négociants ont coutumed’en faire partir plusieurs autres ; persuadés qu’il nepeut leur arriver aucun accident dans la compagniedu canot sacré.
39- Les peuples de Nicaragua , voisins du Mexique,n’étoient pas moins inhumains dans leurs sacrifices ,que les autres habitants cle l’Amérique; mais ils y ob-fervoient quelque cérémonie particuliers. Le prêtre